Devenir français : plus dur encore !

13 Janvier 2012
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Le gouvernement a durci les conditions d'acquisition de la nationalité française en 2011. C’est Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, qui s’est occupé de la manœuvre. L’idée (si on en juge par le résultat) était d’envoyer un message à l’électorat tenté par le vote FN sans suivre pour autant les propositions très radicales hostiles aux étrangers de la Droite populaire sur la réforme du droit du sol et la suppression de la double nationalité. A partir du 1er janvier 2012, tout étranger aspirant à acquérir la nationalité française devra justifier d'un niveau de maîtrise du français équivalent à la 3e des collèges, avoir une connaissance minimale de la culture et de l'histoire de la France et signer une charte "des droits et de devoirs du citoyen".  La France accorde, chaque année, la nationalité française à plus de 100 000 étrangers. Une fois le niveau de français et de culture contrôlé lors d'un entretien d'assimilation, indique l’AFP, l'étranger sera appelé à signer une "charte des droits et devoirs du citoyen français".  Le document, élaboré par le Haut Conseil à l'Intégration (HCI), insiste particulièrement sur le respect de la laïcité et de l'égalité entre les hommes et les femmes. "En devenant Français, vous ne pourrez plus vous réclamer d'une autre nationalité", insiste la charte qui rappelle les principes, valeurs et symboles de la République française. En cas de victoire de la droite en 2012, les conditions d’acquisition de la nationalité pourraient être encore plus difficiles. L'UMP s'est, en effet, prononcée pour un retour à la loi Pasqua de 1993 sur l'acquisition de la nationalité.