Discrimination sexiste : Google condamnée

22 Juin 2022
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Google a accepté de payer 118 millions de dollars pour solder une plainte en nom collectif accusant le groupe d’avoir discriminé les femmes en termes de salaires et d’échelons en Californie, ont indiqué deux cabinets d’avocats-es les défendant. L’accord couvre environ 15 500 employées ayant travaillé en Californie depuis septembre 2013, détaille un communiqué diffusé mi-juin. L’entreprise a aussi accepté une analyse de ses pratiques de recrutement et de rémunération par des tierces parties. « Après près de cinq ans de procédures, les deux parties ont convenu que la résolution de l’affaire, sans aucune admission (de responsabilité) ni conclusion, était dans le meilleur intérêt de tous, et nous sommes très heureux d’avoir conclu cet accord », a indiqué un porte-parole de Google (12 juin) dans un message à l’AFP.  La plainte avait été engagée en 2017 devant un tribunal de San Francisco par des anciennes employées de Google estimant que le moteur de recherche payait les femmes moins que les hommes sur des postes équivalents et qu’elles étaient assignés à des échelons moins élevés que des hommes à expériences et qualifications équivalentes car l’entreprise se fondait sur leurs salaires précédents. Google « nie toutes les allégations de la plainte et maintient que (le groupe) s’est pleinement conformé à toutes les lois, règles et réglementations applicables à tout moment ». L’accord doit encore être approuvé par un juge, souligne l’AFP. « Nous nous engageons absolument à payer, embaucher et niveler tous les employés de manière juste et équitable », a affirmé le porte-parole de l’entreprise dans un communiqué. Le moteur de recherche avait déjà accepté, en 2021, de payer 3,8 millions de dollars au ministère américain du Travail à la suite d’accusations de discriminations envers des femmes et des Asiatiques. La plus grande partie de cet argent devait servir à indemniser 2 565 femmes employées par Google à des postes d’ingénieur, ainsi que près de 3 000 personnes, candidates féminines ou candidats-es d’origine asiatique, qui n’avaient pas été choisies pour de tels postes.