Dons d'organes entre séropos : les USA y pensent

1 Mai 2011
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Le National Organ Transplantation Act (NOTA) [1], établi en 1984 aux Etats-Unis, interdit aux personnes séropositives au VIH de faire don de leurs organes après leur mort, indique une communication officielle des Etats-Unis (Us embassy, avril 2011). Une révision de cette loi permettrait la greffe annuelle d'environ 500 patients séropositifs atteints d'insuffisance rénale ou hépatique sous des délais bien plus rapides que ceux observés actuellement, notent cependant les autorités américaines. Ces dernières préconisent donc une réforme du NOTA. Pour cela, elles se fondent sur une enquête réalisée par Dorry Segev, professeur au sein du département de chirurgie à l'Université Johns Hopkins à Baltimore qui a évalué "le nombre de donneurs séropositifs potentiels mourant chaque année". Ainsi, si l'interdiction légale était levée, Dorry Segev estime que : "Des organes pourraient être fournis à chaque patient séropositif inscrit sur la liste d'attente, ce qui permettrait d'atténuer la pénurie d'organes et la mortalité. Les organes des séropositifs en bon état ne sont pas utilisés actuellement et pourraient être disponibles pour des patients séropositifs". Non seulement les candidats séropositifs obtiendraient des organes plus rapidement si ces transplantations étaient légalisées, mais, grâce à la transplantation de ces patients et la création d'une liste séparée, le temps d'attente serait écourté pour les patients non infectés par le VIH". Le document américain rappelle d’ailleurs qu’en juillet 2004, l'état de l'Illinois a accepté une loi qui autorise la greffe d'organes provenant de donneurs séropositifs sur des personnes elles aussi atteintes par le VIH. Toutefois, cette loi n'a pu être appliquée car la loi nationale américaine interdit cette pratique.
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