Drogues : une SCMR à Lyon ?

6 Juin 2022
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Une étude, financée par l'Agence régionale de santé, révèle que plus de trois quarts des personnes usagères de drogues lyonnaises consomment dans « des endroits inappropriés », explique un article de BFMTV Lyon (23 mai). « L'étude révèle que 86 % des usagers de drogues déclarent consommer dans des endroits inappropriés : cages d'escalier, voitures, caves, squats, etc. », révèle le site d’infos Médiacités (17 mai). Cette situation mérite bien de se poser la question de l’ouverture d’une première salle de consommation à moindre risque (SCMR) dans la capitale des Gaules. Selon Médiacités, la Ville de Lyon se dit « ouverte à la réflexion ». D'après les associations d’accompagnement de personnes usagères, cette future SCMR permettrait une meilleure prise en charge, tant médicale que sociale, des personnes concernées. « La mise en place d’une salle de consommation à moindre risque n’est pas uniquement liée à la question de la visibilité des usages, explique à Médiacités Nina Tissot, sociologue et coordinatrice de Trend-Sintes [dispositif national de collecte d’informations, de détection des phénomènes émergents, de description et de compréhension des évolutions des pratiques d’usage de drogues et de veille sur les substances  dangereuses et sur les nouvelles drogues, ndlr], mais à l’aide à apporter aux usagers, en particulier les plus précaires. Ces derniers ont besoin d’accompagnement et d’accès aux dispositifs d’aide sociale. Pour ceux-ci, la salle est précisément une porte d’entrée », dans le soin. Contactée par Mediacités, Céline De Laurens, adjointe au maire chargée de la Santé, assure qu’elle va se pencher attentivement sur les résultats de l’étude. « Je pense que c’est totalement illusoire de se dire qu’une société sans drogue peut exister, ajoute-t-elle. Maintenant que fait-on pour que les usagers et usagères de drogues soient en sécurité tout en apaisant certains territoires ? »