Du nouveau pour le dépistage du HPV

21 Novembre 2018
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Dans le cadre du dépistage du cancer du col de l'utérus, un résultat négatif au test de détection de l'ADN du papillomavirus humain (HPV) réalisé à l'âge de 55 ans suffirait à considérer qu'une femme présente un risque suffisamment faible pour lui permettre de ne pas poursuivre le dépistage, explique Le Quotidien du Médecin (2 novembre). En revanche, le recours au frottis vaginal ne permet pas d'éliminer le risque de survenue d'un cancer avant l'âge de 70 ans. Ces deux conclusions sont tirées d’une étude canadienne publiée dans le Lancet Oncology (revue scientifique consacré aux cancers). Selon le modèle mathématique utilisée par les chercheurs-euses, une « femme ni vaccinée ni dépistée présente un risque sur 45 de développer un cancer du col de l'utérus au cours de sa vie. Une adhérence parfaite au programme de dépistage par cytologie, entre 25 et 69 ans, diminue ce risque à 1 sur 532 », explique le quotidien médical. Avec cette hypothèse, des femmes ayant un test HPV négatif à 55 ans ont un risque de cancer du col de l'utérus au cours du reste de leur vie de un sur 1940 contre un sur 440 chez celles qui ne sont « que » négatives à un test de dépistage par frottis vaginal Une femme qui participe au dépistage jusqu'à 70 ans et dont la cytologie est négative a quant à elle un risque de développer un cancer du col de l'utérus de 1 sur 1 206. Ces résultats ne signifient pas que le dépistage doit nécessairement s'arrêter à 55 ans, préviennent les auteurs-es, mais, il doit être possible d'arrêter dès 55 ans le dépistage chez les femmes HPV-négatives dans les pays où la recherche de la présence du HPV fait partie de la stratégie de dépistage Comme le rappelle Le Quotidien du Médecin, en France, le dépistage du cancer du col de l'utérus est recommandé tous les trois ans entre 25 et 65 ans. Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) « la recherche de papillomavirus humain (HPV) n’a pas lieu d’être, la HAS ayant considéré en 2010 que l’utilisation du test de détection des HPV en dépistage primaire en population générale n’était pas pertinente ».