Effets indésirables : l’ANSM fait le point sur les signalements

29 Janvier 2016
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La pharmacovigilance est la surveillance des médicaments et la prévention du risque d’effets indésirables qui résulte de leur utilisation, que ce risque soit potentiel ou avéré. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) évalue les signalements issus des centres régionaux de pharmacovigilance (dits CRPV) et des industriels. Les notifications spontanées des effets indésirables par les professionnels de santé, les patients et associations de patients sont recueillies dans la base nationale de pharmacovigilance via le réseau des 31 CRPV. Les industriels déclarent les effets indésirables directement à une base européenne. "Au cours du troisième trimestre 2015, 12 082 signalements (nouveaux et suivis) ont été rapportés aux centres régionaux de pharmacovigilance et saisis dans la base nationale de pharmacolovigilance", explique la revue "Vigilances" (N°68, janvier 2016) de l’ANSM. Selon les données recueillies de juillet à septembre 2015, les effets indésirables ont été déclarés par les personnes suivantes : médecins spécialistes (65 % ) ; pharmaciens (20 %) ; médecins généralistes (8 %) ; non professionnels de santé (5 %) ; infirmières (1 %) ; autres professionnels de santé (1 %) ; dentistes (0,04 %) ; etc. Les médecins sont à l’origine de 73 % des signalements. Les signalements par les patients sont peu nombreux : 5 %. Selon l’ANSM : "Approximativement 66 % des signalements concernent des effets indésirables graves".