Élèves trans : un député LREM veut une meilleure inclusion

6 Février 2019
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Déjà auteur d’un rapport sur les discriminations LGBT+ dans les Outre-mer, le député LREM Raphaël Gérard a déposé (23 janvier) un amendement au projet de loi « pour une école de la confiance » pour « faciliter la prise en charge des élèves trans dans le milieu scolaire », explique Têtu (24 janvier). Par cet amendement, le député de la majorité souhaite notamment « sensibiliser le personnel éducatif sur le mégenrage des élèves trans ». « Les personnels de la communauté éducative veillent à faciliter et respecter l’usage du prénom et du pronom choisi par les élèves au regard de leur identité de genre », expose ainsi l’amendement. Rappelant que la procédure de changement de sexe à l’état civil n’est toujours pas ouverte aux mineurs-es, le député souligne que le décalage entre leur identité de genre et le sexe inscrit à l’état civil crée de ce fait un « flou juridique ». « Selon les professeurs et selon les établissements, les situations peuvent être opposées les unes aux autres et la manière de les gérer est aujourd’hui ambiguë », indique le député interrogé par Têtu. Cette initiative a suscité des critiques alors que pour le député il s’agit d’avoir une « directive claire » qui « permettrait de sécuriser les enseignants dans leur pratique tout en respectant l’identité de genre des enfants. » On peut avoir une idée des arguments des opposants-es à cette initiative avec la tribune du Figarovox (25 janvier) publiée par Jean-Baptiste Noé, qui voit dans le texte une « défiance et un manque de subsidiarité dans l'Éducation ». Et Jean-Baptiste Noé de sortir l’artillerie lourde en avançant que cette proposition « renforce l'effacement des libertés scolaires et la coercition que subissent les personnels par les normes juridiques émises par l'administration centrale ».