Enseignement en Chine : fin des discriminations

9 Juin 2013
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Les personnes vivant avec le VIH vont pouvoir se porter candidat aux postes d'enseignant dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine, car le test de dépistage a été supprimé de la liste des pré-requis médicaux pour prétendre à cette fonction rapporte (28 mai) le quotidien China Daily, cité par l’AFP. Ailleurs, en Chine, les personnes séropositives sont interdites aux postes d'enseignants. Selon Shao Yiming, expert du Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies, cité par le quotidien, il n'y a pas lieu d'exclure de l'enseignement les séropositifs, compte tenu de ce qu’on sait des modes de contamination. "Supprimer les tests de dépistage du VIH pour les candidats à l'enseignement est très symbolique", selon Xu Xinghua, avocat à Kunming, interrogé par le quotidien. "Cela montre l'ouverture d'esprit du Guangdong et une vraie tolérance envers les porteurs du VIH qui sont souvent victimes de discrimination à l'embauche", ajoute l’avocat. Cette réforme représente une vraie avancée contre les discriminations et rend les mesures du gouvernement chinois conformes aux normes internationales, d'après Lu Jun, directeur de l'organisation de défense des droits de l'Homme Yi Ren Ping, basée à Pékin. Ces dernières années, de plus en plus de personnes vivant avec le VIH ont intenté des procès aux autorités après s'être vu refuser des postes en raison de leur séropositivité. "La plupart ont perdu leur procès, mais ces affaires ont attiré l'attention sur le problème", explique l'avocat cité par le China Daily. D'après le gouvernement, en 2012, 780 000 personnes vivaient avec le virus du VIH en Chine.