Exilés-es : quels accueils face à la crise des politiques publiques ?

1 Juin 2019
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La CFDA (Coordination française pour le droit d'asile est un regroupement d'associations françaises dont l'objet est la défense du droit d’asile) vient de publier un rapport « Exilé.e.s : quels accueils face à la crise des politiques publiques ? ». Comme elle le rappelle dans un communiqué (16 mai), plus de 65,3 millions de personnes dans le monde vivent aujourd’hui loin de leur terre natale, dont elles ont été contraintes de s’exiler en raison des conflits armés, des violations des droits humains, de l’absence de perspectives d’avenir (travail, ressources, etc.). Pour la plupart de ces personnes, tout est à reconstruire, or leurs conditions d’arrivée et de vie sont entravées par des politiques migratoires majoritairement guidées par une approche sécuritaire. À travers ce rapport, la Coordination française du droit d’asile (composée d’une vingtaine d’associations engagées dans l’accueil et la défense de ces personnes) propose à l’ensemble des acteurs-rices investis-es dans ce champ de questionner et de mettre en contexte leurs pratiques, et de s’interroger sur les objectifs et les impacts de leurs actions – à moyen et long termes – sur la situation des personnes exilées. Ce rapport aborde les « étapes clefs de l’arrivée et de l’intégration des personnes exilées (…) : l’accès au territoire européen, à l’hébergement et au logement, et enfin à l’ensemble des droits indispensables à leur intégration (apprentissage du français, emploi, santé, etc.). À chacune de ces étapes, ce rapport soulève un certain nombre de questions : quels sont les besoins des personnes concernées ? Quelle est la réponse publique apportée ? Quelles sont les logiques sous-jacentes et les carences des dispositifs mis en place ? Quelles actions la société civile mène-t-elle dans ce contexte et quelles sont les dynamiques existantes entre ces dernières et l’État ? Finalement, la question qui sous-tend toutes les autres est la suivante : vers quoi va-t-on en matière d’accueil et d’intégration de ces personnes dont l’avenir dépend de nous tous ?