FAS vise l’Union européenne

21 Avril 2021
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Au 1er janvier 2022, la France occupera pendant six mois la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne, au sein duquel les ministres des États membres se réunissent pour négocier et adopter les lois (avec le Parlement européen) et coordonner les politiques de l’Union. Chaque présidence établit un programme et se fixe des priorités d’action, qui sont déclinées dans les différents domaines d’intervention de l’Union européenne, rappelle France Assos Santé (FAS). Le collectif a, depuis plusieurs années, étendu le champ de ses actions de défense et de promotion des droits des usagers-ères à l’échelle européenne, « dimension aujourd’hui indissociable de la dimension nationale en matière de santé ». C’est à ce titre que France Assos Santé a écrit au Premier ministre, au ministre de la Santé et au secrétaire d’État aux affaires européennes pour leur faire part des priorités des usagers-ères du système de santé. « En France, les associations de patients et d’usagers travaillent depuis plus de dix ans avec les autorités de santé pour renforcer l’arsenal législatif et réglementaire visant à lutter contre les pénuries de médicaments, dont le nombre a dépassé 3 200 en 2020 pour les seuls médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) », note le collectif. Et d’expliquer : « La croissance exponentielle des ruptures de stocks de médicaments et de vaccins touche tous les États membres de l’UE depuis de nombreuses années. En 2019, les pénuries de médicaments étaient considérées comme un problème majeur par 95 % des pharmaciens hospitaliers ; elles provoquent notamment des retards de prise en charge (42 %), des annulations de soins (27 %), ou encore le repli sur des traitements alternatifs sous-optimaux (28 %). Des données tirées d’une enquête de 2019. France Assos Santé souligne que la crise actuelle liée à la Cobdu-19 a particulièrement mis en lumière le danger que représentent les pénuries de médicaments pour la santé publique et la bonne prise en charge des patients-es en Europe. « Plusieurs initiatives de l’UE sont déjà en cours, mais aucun progrès majeur ne pourra être effectué sans une révision de la législation pharmaceutique, que France Assos Santé appelle de ses vœux. C’est le cas notamment du renforcement des obligations des industriels en matière d’approvisionnement du marché, de stocks, de transparence, de plans européens de gestion des pénuries, etc. », pointe France Assos Santé qui estime que la « prochaine présidence de l’Union est donc une occasion unique pour la France, forte de son expérience nationale, de porter des propositions courageuses visant à améliorer la prévention et la gestion des pénuries de médicaments en Europe ».