Feu vert pour le vaccin Janssen ?

8 Mars 2021
399 lectures
Notez l'article : 
0
 

Le comité des médicaments à usage humain de l'Agence européenne des médicaments (EMA) devrait rendre le 11 mars son avis sur le vaccin anti-Covid de Janssen, filiale de Johnson & Johnson.  Le comité parviendra « si possible » à une conclusion sur ce vaccin lors d'une réunion extraordinaire, a précisé l'EMA dans un communiqué. Trois vaccins sont déjà autorisés dans l'Union européenne : ceux de l'alliance de Pfizer et BioNTech, de Moderna et d'AstraZeneca. Par ailleurs, la Commission européenne a annoncé mardi 2 mars envisager d'accorder des autorisations d'utilisation d'urgence aux prochains vaccins contre la Covid-19 comme alternative plus rapide aux autorisations de mise sur le marché (AMM) conditionnelles utilisées actuellement, indique Reuters. Cette décision marquerait un tournant dans la validation des vaccins car elle impliquerait le recours à une procédure que l'Union européenne (UE) juge « risquée » et qui, avant la pandémie de Covid-19, était exceptionnellement utilisée au niveau national pour des traitements, notamment les anticancéreux, de maladies en phase terminale.  Ce potentiel changement interviendrait alors que l'exécutif européen et l'autorité du médicament sont de plus en plus critiqués pour la lenteur des autorisations de vaccins, ce qui a contribué à ralentir le déploiement de ces derniers dans la zone européenne par rapport à la situation aux États-Unis et en Grande-Bretagne. « Nous sommes prêts à réfléchir avec les États membres à toutes les voies possibles pour accélérer la validation des vaccins », a déclaré un porte-parole de la Commission européenne. Une option pourrait être « une autorisation d'urgence des vaccins au niveau de l'UE », a déclaré le porte-parole, ajoutant que les démarches pourraient commencer très prochainement si les gouvernements soutenaient l'idée. L'Agence européenne du médicament (EMA) ne peut actuellement pas délivrer d'autorisations d'urgence mais, dans des circonstances exceptionnelles, elle a déjà recommandé l'utilisation de médicaments à titre humanitaire avant une autorisation de mise sur le marché.  Cette procédure a été utilisée, en avril dernier, avec le remdesivir, l'antiviral de Gilead, qui a reçu plus tard une AMM conditionnelle, indique Reuters.