Fin de vie: Hollande promet un débat public avant une loi

13 Juillet 2013
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François Hollande a déclaré (1er juillet) envisager un projet de loi sur la fin de vie d'ici à la fin de l'année après un débat public, souhaité par le Comité consultatif d'éthique (CCNE) qui reste divisé sur la légalisation du suicide assisté et de l'euthanasie. "Au terme de ce débat, il y aura, sans doute à la fin de l'année, un projet de loi" qui "complètera, améliorera la loi Leonetti (sur la fin de vie, ndlr), a indiqué le chef de l'Etat après la publication de l'avis du CCNE. L’organisme consultatif avait été saisi après la remise du rapport Sicard sur le même sujet en décembre 2012. François Hollande, candidat à la présidentielle, avait promis un projet de loi sur ce sujet. Cet avis est "une étape" et "notre première mission est de permettre à la société de réfléchir", a expliqué Jean-Claude Ameisen, président du Comité d'éthique. La majorité de ses membres recommande de ne pas légaliser l'assistance au suicide (la délivrance d'un produit que la personne malade pourrait elle-même s'administrer, ndlr) et/ou l'euthanasie et s'inquiète de l'élargissement de leurs indications dans certains des pays qui les ont légalisées ou autorisées. Divisé sur l'autorisation de l'"aide active à mourir", le Comité, dans sa majorité, a jugé que celle-ci pourrait être perçue par des personnes vulnérables comme un risque d'être abandonnés et de voir leur vie abrégée contre leur gré. Comme le précise l’AFP, pour la minorité des huit membres du CCNE, en revanche, la frontière entre "laisser mourir" et "faire mourir", que le Comité reconnaît être parfois ténue, a déjà, de fait, été abolie par la loi de 2002 sur les droits des malades et de celle de 2005 sur la fin de vie (la loi Leonetti). Désormais la question est, selon eux, de savoir "pour quelles raisons certaines formes de "demande d'aide à mettre un terme à sa vie" seraient autorisées alors que d'autres ne pourraient pas l'être". La contribution de huit des 40 membres du CCNE en désaccord avec la majorité "fait partie de l'avis" intitulé "Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir", a souligné Jean-Claude Ameisen.