Financements : la fin de l’âge d’or ?

1 Août 2018
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Un rapport de la Fondation Kaiser tire la sonnette d’alarme quant au maintien des acquis des vingt dernières années de la lutte contre le sida. Les résultats, présentés mercredi 25 juillet à la conférence mondiale sur le sida, montrent qu’un affaiblissement de la volonté politique, qui se traduirait en coupes budgétaires dans les financements, serait catastrophique. Et les signaux sont d’ores et déjà mauvais. En 2017, huit des quatorze principaux gouvernements qui investissent des fonds dans la riposte à l’épidémie ont baissé le montant de leur dotation. Même si, au global, l’année 2017 marque une (petite) hausse, grâce à une dotation finale importante en fin d’ère Obama, les deux années précédentes avaient été marquées par une baisse des financements totaux. Cette hausse n’est clairement pas durable et les auteurs de l’étude invitent à ne pas compter sur le même soutien américain désormais. Seul motif de satisfaction, un autre rapport montrant une hausse constante des investissements nationaux propres dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires. Globalement, les pays commencent à financer par eux-mêmes des programmes de traitement ou de prévention. Malheureusement, les pays les plus touchés par l’épidémie voient en moyenne près de 80 % du montant de leur investissement venir de l’aide internationale. L’étude indique enfin que cette réponse nationale sera décisive dans la réussite des objectifs de fin de l’épidémie.