Fonds mondial : AIDES réclame 2 milliards

16 Septembre 2022
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Six jours avant la conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme prévue à New York du 19 au 21 septembre (événement qui devrait être cependant décalé du fait des obsèques d’Élisabeth II), l’association AIDES réclame une participation de la France de deux milliards d'euros. Le Fonds mondial a été créé en 2002 comme un partenariat entre les gouvernements, la société civile, le secteur privé et les communautés affectées. Premier bailleur international dans la lutte contre les trois pandémies, il a permis, depuis sa création, de sauver 50 millions de vies. La France en est le deuxième contributeur historique, avec plus de cinq milliards d’euros de participation en 20 ans, ayant permis de sauver 5,5 millions de vies. Pour AIDES, la 7e conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial est « un moment crucial pour la lutte contre les trois pandémies durant lequel les États contributeurs annonceront leurs promesses de don. Une annonce qui pourra, en fonction de la hauteur des moyens alloués, permettre ou non d’envisager la concrétisation de l’objectif fixé par l’Onusida : 2030 sans sida », déclare l’association dans un communiqué. AIDES réclame une participation de la France de deux milliards d'euros. « L'avenir de la lutte contre le sida se joue aujourd'hui », estime l’association. « Dans le monde, en conséquence de la crise de Covid-19, les dépistages du VIH ont chuté de 22 % et la prévention a baissé de 11 % entre 2019 et 2020. Une diminution alarmante lorsqu'on sait que le dépistage et la prévention représentent, aujourd'hui, nos meilleurs outils pour éradiquer l'épidémie. Soyons clair : le risque d’une recrudescence de l’épidémie de VIH/sida n’a jamais été aussi élevé », souligne AIDES. Et l’association de lutte contre le VIH de conclure : « Cette cible financière pour la France apparaît comme la seule solution pour assurer le respect de l'objectif 2030 sans VIH/sida fixé par les Nations Unies. Le président Emmanuel Macron, durant sa campagne de réélection, s’est engagé à investir davantage dans la santé mondiale pour lutter contre les inégalités d’accès aux soins. Il lui revient de passer aux actes et de donner l’exemple ».