Former au VIH la nouvelle génération de médecins

19 Novembre 2018
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La stigmatisation et la discrimination de la part des professionnels de santé en Russie empêchent souvent les personnes vivant avec le VIH, ou exposées au risque d’infection, de recourir aux services de santé dont elles ont besoin, indique un récent communiqué de l’Onusida (30 octobre). Il fait mention d’une initiative qui pour intéressante qu’elle soit n’en est pas moins parcellaire. Ainsi afin d’apprendre « comment délivrer au mieux des services médicaux dans un contexte non stigmatisant et sans discrimination, vingt étudiants en médecine de tout le pays ont récemment assisté à une formation d’une semaine à l’école médicale sur le VIH Vera. « Les étudiants en médecine entendent souvent des histoires alarmistes à propos des personnes vivant avec le VIH. Que le diagnostic influe sur la manière dont le patient est pris en charge, c’est une chose, mais si son statut vis-à-vis du VIH débouche sur un refus de traitement, c’est autre chose », explique Anton Yeremin, coordonnateur de la formation, cité par l’Onusida. Cette formation est complémentaire de celle que les étudiants reçoivent à l’université. « Nous encourageons les futurs médecins à développer des compétences spécifiques au contexte du VIH, comme la relation avec les patients et la compréhension de certains aspects sociaux et juridiques de leur diagnostic », ajoute Anton Yeremin. Les récits de discriminations relatés par les membres des ONG locales vont dans le sens des conclusions publiées par un rapport de l’organisation Human Rights Watch, qui note que les personnes vivant avec le VIH sont régulièrement confrontées à la stigmatisation et la discrimination de la part des professionnels-les de santé. Il indique que la situation est encore pire à l’extérieur des grandes villes. Vera Brejneva, ambassadrice itinérante de l’Onusida pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, soutient cette formation par l’intermédiaire de fonds permettant de financer le logement et les repas des participants. « Tous les médecins doivent s’attendre à rencontrer une personne vivant avec le VIH à un moment ou à un autre. Nous voulons que les étudiants en médecine comprennent que les personnes vivant avec le VIH constituent un groupe de personnes étendu et diversifié et que leur diagnostic n’est pas une raison pour avoir des attitudes négatives envers elles », indique Vera Brejneva. « Il est absolument capital d’avoir une nouvelle génération de médecins prêts à s’occuper des personnes vivant avec le VIH dans la dignité et avec une grande qualité de service », ajoute-t-elle.