François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention

5 Juillet 2022
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Remaniement. Battue aux dernières législatives dans le Pas-de-Calais, Brigitte Bourguignon, jusqu’alors ministre de la Santé et de la Prévention, est remplacée par François Braun, le chef des urgences du CHR de Metz-Thionville. Le Messin est loin d’être un inconnu dans le milieu médical, de même que sur la scène publique : référent « santé » d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, aux manettes de la préparation du programme du candidat sur ces questions, le patron du Samu de Moselle et chef du pôle urgences au centre hospitalier régional de Metz-Thionville, 59 ans, est également le président de Samu-Urgences de France. François Braun vient tout juste de livrer au président Emmanuel Macron un rapport sur les services d’urgence. Dans ses quarante et une propositions, il a proposé plusieurs pistes ayant vocation à permettre aux hôpitaux de tenir l’été, couvrant la médecine de ville jusqu’à l’hôpital. Outre les fermetures de lits, qui touchent tous les étages des hôpitaux, faute de soignants-es, après deux ans de crise due à la Covid-19 et des années de restrictions budgétaires, de nombreux services des urgences se retrouvent déjà obligés de réduire la voilure, en fermant la nuit, le week-end ou en diminuant le nombre de médecins de garde. Ainsi, cent vingt services étaient en grande difficulté, dès le 20 mai, selon une enquête de Samu-Urgences de France. Parmi les mesures préconisées figure l’amélioration de l’orientation et de l’information des patients-es, en incitant la population à appeler le Samu en cas de problème plutôt qu’à se rendre dans les services des urgences. Un fonctionnement déjà éprouvé, de manière systématique la nuit, ces dernières semaines dans certains hôpitaux, comme le CHU de Bordeaux-Pellegrin, faute de personnel suffisant. En plus de la crise des services d’urgence, François Braun arrive au ministère de la Santé et de la Prévention en pleine septième vague de Covid-19, avec, actuellement, plus 70 000 cas par jour. Autre dossier à gérer cet été, la vaccination des populations exposées au Monkeypox alors que les cas se multiplient (498 cas en France au 30 juin d’après Santé publique France). Selon une information du média LGBT+ Têtu, la Direction générale de la Santé (DGS) serait favorable à la vaccination – aujourd’hui réservée uniquement aux cas contacts –, pour toutes les populations exposées, en particulier les hommes gays et bisexuels multipartenaires. Mais cette intention du gouvernement doit être à nouveau validée par la Haute autorité de santé (HAS), dont l’avis doit être rendu autour du 14 juillet.