G20 : un message très politique de la Chine sur le VIH

16 Septembre 2016
3 183 lectures
Notez l'article : 
0
 

Première dame de Chine, Peng Liyuan, épouse du président chinois Xi Jinping, a appelé, le 5 septembre dernier, la communauté internationale, réunie à l’occasion du G20 à Hangzhou, à redoubler d'efforts dans la lutte contre le sida. Ambassadrice de bonne volonté de l'Organisation mondiale de la santé pour la tuberculose, Peng Liyuan a conduit un groupe composé des épouses des chefs d’Etat du G20 à l'Université du Zhejiang. "Je me suis engagée dans des activités pour populariser la prévention du sida dans les universités. De telles activités ont été organisées dans de nombreuses universités chinoises et ont donné des résultats fructueux jusqu'à présent", a-t-elle indiqué. Ce programme de visite était parfaitement bordé et déclinait les figures imposées du genre : visionnage d’un film, allocution sur le travail de prévention effectué sur les campus, interventions d’étudiants venus partager leurs impressions et exprimer leur détermination à lutter contre le sida, témoignages de deux adolescents vivant avec le VIH, remise de rubans rouges, participation d’athlètes ayant participé aux JO de Rio, etc. Cela fait près de dix ans que Peng Liyuan s’est engagée dans la lutte contre le sida, rappelle l’agence de presse chinoise Xinhua. "Nous n'arrêterons pas l'épidémie de sida si nous n'éliminons pas les nouvelles infections à VIH chez les jeunes. La campagne de prévention du VIH de la Chine dans les universités est un bon début", a commenté Michel Sidibé, directeur exécutif de l'Onusida, présent au raout. Les jeunes sont plus exposés au risque du VIH. En 2015, on a dénombré dans le monde 3,9 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans vivant avec le VIH et 670 000 nouvelles infections à VIH dans cette tranche d'âge. Pour respecter l'engagement mondial de la fin du sida d'ici à 2030, les pays ont promis de s'assurer que d'ici 2020, 90 % des jeunes aient les connaissances et les capacités requises pour se protéger eux-mêmes du VIH et puissent accéder aux services de santé sexuelle et reproductive.