Gareth Thomas riposte

12 Septembre 2022
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Droit de réponse. L'ancien capitaine de l'équipe de rugby du Pays de Galles, Gareth Thomas, fait actuellement l'objet d'une plainte devant la justice britannique de la part d'un ex-partenaire qui l'accuse de lui avoir transmis le VIH en lui cachant sa séropositivité. Jusqu’ici silencieux, l’ancien rugbyman professionnel a fait sa première déclaration publique au sujet de cette affaire le 6 septembre sur son compte twitter. « Après qu’on m’ait fait du chantage pour 250 000 livres avec une chasse aux sorcières médiatique pour révéler ma séropositivité, j’ai été forcé, il y trois ans, d’annoncer au monde que je vivais avec le VIH. Maintenant, pour les mêmes raisons, je suis de nouveau forcé à prendre la parole », a déploré Gareth Thomas. « Depuis que ces accusations sans fondements ont fait surface, j’ai subi un torrent d’agressions à la fois en ligne et en personne. On m’a craché dessus dans la rue, on m’a insulté de « putain de propagateur du sida » et on m’a dit que je devrais être enfermé ou mourir », révèle l’ancien sportif, devenu une figure de la visibilité des personnes vivant avec le VIH et ardent promoteur de U = U. « Ceci étant dit, je me sens également extrêmement chanceux et je veux remercier toutes les personnes qui me soutiennent pendant cette période. Cela me donne de la force. Je suis fier d’être qui je suis. Je suis loin d’être parfait, mais également loin d’être la personne qu’on m’accuse d’être », affirme Gareth Thomas. Et la star du rugby de conclure : « Je suis à l’aise dans mes baskets et ma défense parle d’elle-même. Je vais continuer de me battre contre ces accusations et continuer avec fierté mon travail d’activiste sans me décourager et avec la même passion comme toujours ». En 2018, une enquête avait été ouverte suite à ces accusations, mais les enquêteurs-rices l’ont clôturée pour « manque de preuves qui pourraient mener à une mise en examen réaliste ».

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Chantage à la sextape : LR lance une procédure d'exclusion de Gaël Perdriau

Accusé de « chantage aggravé » et auditionné à sa demande mardi, le maire de Saint-Étienne devrait être prochainement exclu de sa famille politique.

Gaël Perdriau plus que jamais dans la tourmente. La présidente par intérim des Républicains Annie Genevard a lancé mardi 13 septembre une procédure d'exclusion à l'encontre du maire de Saint-Étienne, accusé de « chantage aggravé » par son ex-premier adjoint Gilles Artigues après des révélations de Mediapart sur des pressions présumées à la sextape. Cette exclusion « sera prochainement validée par le bureau politique du parti », a précisé LR dans un communiqué.

Le maire LR de Saint-Étienne, est « actuellement auditionné à sa demande sur Lyon » avec les membres de son cabinet, « pour que la vérité éclate » face à des accusations de chantage politique le visant, a déclaré mardi 13 septembre son premier adjoint Jean-Pierre Bergé devant la presse. Le maire lui a fait part « avec sérénité » de ces auditions en lui demandant de l'excuser pour un point presse dédié à la prochaine Foire économique de Saint-Étienne, a-t-il précisé.

Le parquet de Lyon a ouvert début septembre une information judiciaire sur cette affaire concernant le tournage et l'usage d'une vidéo à caractère sexuel enregistrée en 2014 pendant que Gilles Artigues, ex-premier adjoint municipal et ex-député connu pour son engagement catholique, se faisait masser par un homme dans une chambre d'hôtel à Paris. Des enregistrements accablants

Cette enquête pour « atteinte à l'intimité de la vie privée, chantage aggravé, soustraction de bien public par une personne chargée d'une fonction publique, abus de confiance et recel de ces infractions » a été lancée après une plainte de Gilles Artigues, visant nommément le maire, l'un de ses adjoints et l'amant de cet adjoint.

Le site d'information Mediapart, qui avait révélé l'affaire en publiant des confessions détaillées de l'amant de l'adjoint sur un « barbouzage de mœurs » à Saint-Étienne, a mis en ligne lundi des enregistrements accablants pour l'élu de 50 ans et son directeur de cabinet. Après ces nouvelles révélations, les quatre parlementaires LR de la Loire et 12 de l'opposition municipale de gauche ont demandé au maire et président de la métropole de se mettre en retrait.