Genvoya, Stribild et grossesse

17 Avril 2019
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Le 28 mars dernier, l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a publié un avis concernant un « risque accru d’échec virologique et secondairement de transmission de l’infection VIH de la mère à l’enfant en raison d’une réduction de l’exposition pharmacocinétique à l’elvitégravir et au cobicistat au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse », à propos de deux traitements anti-VIH : Genvoya et Stribild. Cette information vise plus particulièrement les professionnels-les de santé, les structures spécialisées dans le VIH et le suivi des grossesses, les associations de patients-es. « En juin 2018, un risque accru d’échec virologique et secondairement de transmission de l’infection VIH de la mère à l’enfant en raison d’une réduction de l’exposition pharmacocinétique au darunavir « boosté » par le cobicistat a été identifié pendant la grossesse », rappelle le communiqué de l’ANSM qui donne les éléments suivants : un traitement par elvitégravir/cobicistat ne doit pas être instauré pendant la grossesse ; le  traitement antirétroviral des femmes ayant débuté une grossesse pendant un traitement par elvitégravir/cobicistat doit être changé ; cette recommandation fait suite à des données pharmacocinétiques qui ont montré des taux faibles d’exposition au cobicistat et à l’elvitégravir au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse ; une sous-exposition à l’elvitégravir peut entraîner un risque accru d’échec virologique et secondairement de transmission de l’infection VIH de la mère à l’enfant.