Gonocoques : l’OMS craint des résistances

21 Juin 2012
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Des millions de personnes atteintes de gonorrhée risquent de ne plus pouvoir se soigner si l’on ne prend pas des mesures urgentes, indique une note adressée aux médias par l’organisation mondiale de la santé (OMS). Selon l’organisme, plusieurs pays, parmi lesquels l’Australie, la France, le Japon, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suède, signalent déjà des cas de résistance aux céphalosporines, dernière classe d’antibiotiques encore disponible pour traiter la gonorrhée. On estime que, chaque année, 106 millions de personnes contractent la gonorrhée, qui se transmet par voie sexuelle. Dans de nouvelles recommandations, l’OMS incite à être plus vigilant concernant le bon usage des antibiotiques et à chercher d’autres protocoles thérapeutiques contre l’infection à gonocoque. "Nous sommes très préoccupés par les échecs thérapeutiques enregistrés dernièrement avec le dernier traitement efficace disponible – la classe des céphalosporines – parce qu’aucun autre médicament n’est en cours de développement", déplore un responsable de l’OMS. Si l’on ne peut plus traiter les infections à gonocoques, les conséquences sur la santé seront importantes". Qu’est-ce qui explique cette situation ? Plusieurs facteurs. "La résistance aux antimicrobiens résulte de l’accès sans frein aux antimicrobiens, d'une utilisation excessive et de la mauvaise qualité des antibiotiques ainsi que des mutations génétiques naturelles des organismes pathogènes", expliquent les experts de l’OMS.