Handicap : un rapport voit des lacunes

28 Août 2021
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La France a fait de « nombreux progrès », mais « d’importantes lacunes subsistent » dans la mise en oeuvre de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées (CIDPH), a estimé (17 août) la Défenseure des droits. Le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies doit examiner à partir du 18 août la mise en œuvre par la France de la CIDPH, un texte ratifié en mars 2010. La Défenseure des droits Claire Hédon, une autorité indépendante chargée de son suivi, y consacre un rapport. « Si indéniablement de nombreux progrès ont été réalisés ces dernières années, d’importantes lacunes subsistent », juge Claire Hédon, citée par l’AFP. « Il existe ainsi encore aujourd’hui de nombreux freins à l’autonomie et à l’inclusion des personnes handicapées », écrit la Défenseure des droits dans ce rapport qui comporte de nombreuses recommandations. Les discriminations à l’égard des femmes handicapées sont « particulièrement visibles dans le domaine de l’emploi où elles sont confrontées à une double exclusion, handicap et genre ». La Défenseure note aussi que « malgré des avancées, les constats sur les violences faites aux femmes handicapées restent alarmants ». Elle déplore « le manque de connaissances et de données statistiques en la matière ». Elle reconnaît que l’accès à l’emploi est « un axe majeur » des politiques du handicap, mais « le faible niveau de qualification des personnes handicapées représente le principal frein à leur accès et à leur maintien dans l’emploi ». Claire Hédon salue « l’avancée majeure que constitue la pleine reconnaissance par la loi, pour tous les majeurs protégés, du droit de voter, de se marier, de se pacser et de divorcer sans autorisation préalable du juge ». Mais les enfants handicapés « peinent encore à accéder pleinement à leurs droits ». Le rapport met en exergue des « obstacles » dans l’accès à la justice et au droit du fait notamment de l’insuffisante accessibilité des bâtiments abritant les tribunaux ou encore des « carences dans l’accès aux soins » des personnes handicapées qui sont en détention. En 2020, le handicap était en France, pour la quatrième année consécutive, le premier motif de saisine de la Défenseure des droits en matière de discriminations avec 21 % des réclamations.