Hausse des franchises médicales ?

27 Août 2023
729 lectures
Notez l'article : 
0
 

En juin dernier, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, avait assuré vouloir dégager 10 milliards à 12 milliards d’euros d’économies en 2024 sur le prochain budget. Comment ? Notamment en ciblant les dépenses de santé (avec entre autres, un contrôle accru des arrêts maladie, ou encore une éventuelle hausse de la franchise passant de 50 centimes à 1 euro sur chaque boîte de médicaments). Selon Le Monde, l’objectif serait désormais de 15 milliards d’économie. Évidemment, la santé ne serait pas la seule à être mise à contribution. Les premiers documents budgétaires, publiés mi-juillet, prévoient une baisse nette de 4,2 milliards des dépenses de l’État. « Cet objectif repose en partie sur la fin des dispositifs d’aide mis en place face à la crise énergétique, comme le bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité : pas moins de 14 milliards d’euros seront à ce titre réalloués au budget », explique le quotidien du soir. Les experts-es craignent que cela ne suffise pas pour respecter la résorption du déficit public de 0,5 point de PIB prévue l’an prochain (de 4,9 à 4,4 %). Au ministère du Budget, on envisage des taxes (sur les sociétés d’autoroute, une augmentation de la taxe sur les billets d’avion, etc.) et on a d’autres idées dans les cartons. Évoquée mi-juillet, l’augmentation des taxes sur l’alcool semble s’éloigner définitivement. Invitée de France Bleu (23 août), la Première ministre a d’ailleurs démenti la piste évoquée mi-juillet. « Il n'y a pas du tout de projet d'augmenter les taxes sur l'alcool », a asséné Élisabeth Borne, balayant d’un revers de main ce qui avait pourtant été envisagé par le gouvernement dans le courant de l’été. « Je pense qu'on peut le dire très clairement : cela ne fait pas partie des pistes du gouvernement. On ne va pas changer cette règle », a-t-elle poursuivi à ce sujet. Mi-juillet, cette idée avait été mise « sur la table » des négociations, selon une information de Contexte confirmée au Figaro par le ministère de l’Économie. À l’époque, cette initiative, pourtant au stade de projet, avait été avancée comme devant être présentée et étudiée en septembre prochain lors de l'examen au Parlement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024. Exit la taxe sur l’alcool, mais une hausse des franchises médicales reste sur la table. « On est un pays dans lequel on consomme plus de médicaments, par exemple plus d’antibiotiques, que nos voisins, a posé la Première ministre. Donc, ça fait partie des réflexions, en ayant en tête qu’il faut protéger à la fois les personnes très vulnérables, les personnes très modestes et aussi les patients qui auraient des affections de longue durée ou des affections chroniques ».