Hauts-de-France : un accès aux soins compliqué

14 Février 2020
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Les habitants-es des Hauts-de-France sont particulièrement touchés-es par les difficultés d’accès aux soins. C’est ce qu’indique un sondage BVA commandé par la délégation régionale de France assos santé. Le sondage indique que près de deux habitants-es sur trois (60 %) ont déjà dû reporter ou renoncer à des soins pour des raisons financières ou par manque de médecins disponibles. Un chiffre similaire à la tendance nationale qui s’explique principalement par des délais d’attente trop importants, l’absence de médecins disponibles à une distance raisonnable et des difficultés financières. Quelles conséquences ? Elles sont directes sur la santé des personnes concernées, en particulier les plus modestes. Ainsi, 35 % de celles-ci ont vu leurs symptômes s’aggraver. Ce chiffre monte à 44 % pour personnes dont les revenus sont inférieurs à 1 500 euros. « Des barrières financières qui s’illustrent aussi par les refus de soins. Dans la région, 32 % des répondants-es bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (ex CMU) se sont vus refuser un rendez-vous ». À l’échelle nationale, le pourcentage est de 24 %. À noter aussi que les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous chez un-e spécialiste en raison de l’apparition ou de l’aggravation de symptômes (et non pour un contrôle périodique) sont deux fois plus importants dans les Hauts-de-France que dans le reste du pays : plus de deux mois dans la région contre plus d’un mois en France. En tête des spécialités les plus demandées, les ophtalmos (trois mois et 18 jours) et les dermatos (deux mois et 20 jours). Enfin, les habitants-es sont beaucoup plus nombreux-ses à affirmer avoir dû faire face à une pénurie de médicaments ou de vaccins qu’à l’échelle nationale (44 % contre 25 %).

Enquête réalisée en ligne par BVA du 11 au 16 décembre 2019 sur un échantillon de 800 répondants-es, représentatif des habitants-es des Hauts-de-France âgés de 18 ans et plus. Le rapport présente les résultats : des habitants des Hauts-de-France (800 répondants-es). De l’ensemble des Français-es (1 002 répondants-es) pour les questions communes à l’enquête nationale conduite en novembre 2019. Cet échantillon a été constitué d’après la méthode des quotas : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, département et catégorie d’agglomération.