Hépatites et VIH : ce que Gilead a dit aux "Echos"

25 Novembre 2016
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32 milliards de dollars. C’est le montant du chiffre d’affaires de Gilead ces trois dernières années. Cette "croissance explosive" comme le note le quotidien économique "Les Echos" s’explique, pour partie, par le succès commercial des traitements contre le VHC. Gilead possède le Sovaldi (sofosbuvir) et Harvoni (sofosbuvir + ledipasvir). Les traitements du VHC représentent 60 % des ventes du laboratoire, précise le journal. Cette manne devrait se poursuivre avec l’arrivée d’un nouveau médicament Epclusa, utilisable sur tous les génotypes du VHC. Il a été approuvé en juin dernier aux Etats-Unis et en juillet dernier en Europe. Mais le laboratoire semble indiquer qu’il "arrive en bout de chemin" en termes d’innovation concernant le VHC. Il s’intéresse désormais au VHB pour lequel il cherche un traitement curatif. Deux molécules sont en essais de phase II contre le VHB. Gilead indique avoir dépensé trois milliards de dollars en 2015 en recherche et développement ; notons au passage que la capitalisation de l’entreprise s’élève à 98 milliards de dollars et que la "cagnotte" disponible de Gilead pour faire des achats de biotechs atteindrait quelque 25 milliards de dollars. Très intéressé par les hépatites virales chroniques, le laboratoire n’en délaisse pas pour autant le VIH (un tiers de ses ventes). Plusieurs nouveaux médicaments sont sur le point d’être lancés, indique "les Echos", dont un comprimé trois en un, actuellement en phase III qui devrait "apporter une efficacité et une tolérance optimale" et dont la demande d’AMM (autorisation de mise sur le marché) pourrait être déposée à l’automne 2017. "Ce sera probablement notre dernier comprimé", explique Norbert Bischofberger, directeur scientifique de Gilead, au journal économique. Il sous entend que techniquement Gilead ne pourra pas aller plus loin en matière de comprimés. D’ailleurs, parallèlement, le labo travaille sur une bithérapie injectable à libération prolongée sur deux mois.