Hépatites, VIH : les généralistes et prévention

2 Août 2011
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Régulièrement, l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) cherche à comprendre et à décrire les perceptions et comportements des professionnels de santé en matière de prévention. Elle le fait dans un  outil : le Baromètre Santé médecins généralistes. Pour sa sixième édition, une enquête a été réalisée en 2008 et 2009 auprès de 2 083 médecins généralistes. 76,9% des médecins interrogés se disent "très favorables" à la vaccination. La prévention fait bien partie de leur mission pour 95,7% des médecins  généralistes. S’il est assez facile pour eux de parler de risque cardiovasculaire, de dépistage du cancer, de tabagisme et de nutrition, il est manifestement plus délicat d’aborder dans la consultation les questions de consommation d’alcool, de vie sexuelle ou d’usage de drogues. Comme le rappelle le site Hopital.fr (18 juillet), des progrès restent à faire en matière de dépistage des infections virales. Si on prend l’exemple de l’hépatite C, le Baromètre indique que le dépistage de l’hépatite C est fréquemment proposé aux personnes consommatrices de drogues par injection et aux personnes transfusées avant 1992, il l’est moins souvent à celles qui ont subi un acte chirurgical invasif, sont tatouées ou ont un piercing. Autre exemple, le dépistage du sida intervient plus souvent à la demande de la personne qui consulte (6 fois sur 10) que sur proposition du praticien (1 fois sur 3).