Jasmine pour les travailleurs-ses du sexe

28 Juin 2019
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Alerter et informer pour lutter contre les violences faites aux travailleurs-ses du sexe. C’est l’essence et l’objet du projet Jasmine. Il s’agit d’un site internet et d’une application. Début juillet, le site sera disponible en dix langues ; français, anglais, chinois, espagnol, russe, bulgare, portugais etc. Et le site aura la capacité de détecter la langue d’utilisation du navigateur pour adapter automatiquement son contenu. Le projet Jasmine est porté par le programme éponyme de Médecins du Monde et son contenu a été travaillé avec diverses associations communautaires de travailleurs-ses du sexe et leurs adhérents-es. L'outil propose : un système d’alerte pour y faire un signalement (description physique de l’agresseur, son numéro de téléphone, la plaque d’immatriculation de son véhicule, etc.) qui va générer une alerte qui sera envoyée à l’ensemble des travailleurs-ses du sexe inscrits-es sur le site et aux associations pour qu’elles puissent en être le relais auprès des personnes rencontrées ; faciliter l’accès aux soins et aux droits des travailleurs-ses du sexe agressés-es en générant une feuille de liaison qui pourra être présentée aux médecins des urgences pour initier le plus rapidement possible un traitement post-exposition, une contraception d’urgence et rappeler l’obligation de remettre un certificat médical ; des cartes de diverses structures (associations communautaires de travailleurs-ses du sexe, alliés-es ou autres, Cegidd, commissariats, etc.) de l’ensemble de la France avec un système de géolocalisation. Trois niveaux de signalement sont proposés : dangereux (viol, braquage avec armes, harcèlement…) ; risqué (vol) ; dit « pénible » qui ne constitue pas une agression juridiquement parlant, englobe les clients insistants, qui négocient les prix ou dont les travailleurs-ses du sexe se méfient. Pour recevoir les alertes à un temps T, les travailleurs-ses du sexe doivent être inscrits-es sur le site. Tandis que pour consulter l’ensemble des alertes publiées, ils-elles devront être inscrits-es et cooptés-es par un-e autre travailleur-se du sexe. D’où l’importance de communiquer sur  l’existence de ce site dans un contexte où les travailleurs-ses du sexe déclarent être de plus en plus exposés-es aux violences depuis la mise en place de la loi d’avril 2016 dite de la pénalisation du client. Le lancement de ce projet est récent et le contenu du site va être alimenté régulièrement (droit, santé, etc.).