Johnson & Johnson renonce à des brevets dans les pays très pauvres

11 Décembre 2012
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Le géant pharmaceutique américain Johnson & Johnson (J&J) a annoncé jeudi 29 novembre qu'il renonçait à faire respecter des brevets sur son médicament anti-VIH Prezista dans les pays les plus pauvres du monde et dans toute l'Afrique sub-saharienne. Dans un communiqué, J&J explique qu'il veut assurer aux fabricants de génériques qu'ils peuvent en toute liberté reproduire la molécule du Prezista, le darunavir, pour la vendre dans des pays très pauvres sans risquer de procès pour violation de brevet. Cette décision s'appliquera aux pays classés par l'ONU dans la liste des pays les moins développés, et à toute l'Afrique sub-saharienne. Selon l’AFP, cette politique anticipe un besoin futur croissant de fournir des versions génériques abordables de darunavir pour le traitement des personnes vivant avec le VIH. C’est aussi un beau coup de communication à deux jours de la Journée mondiale de lutte contre le sida. "Nous pensons (...) que la propriété intellectuelle ne devrait pas faire obstacle au fait de fournir du darunavir de qualité acceptable et en quantité suffisante aux pays les plus pauvres", a commenté Paul Stoffels, président de la division pharmaceutique de J&J, dans un communiqué. Prezista est un médicament anti-VIH fabriqué par Janssen, filiale de J&J. Au prix de gros aux Etats-Unis, Prezista coûte 34 dollars par jour à ses utilisateurs soit 12 400 dollars par an. Le prix du générique est de 90 % inférieur. C'est la première fois que Johnson & Johnson décide d'abandonner ses droits sur un médicament.


Commentaires

Portrait de frabro

Espérons que d'autres labos suivront cet exemple afin que l'accès le plus large au traitement de seconde génération soit possible dans les pays les plus touchés par la pandémie.