La CEDH condamne la Géorgie

21 Octobre 2020
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La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a sévèrement condamné jeudi 8 octobre la Géorgie pour des brutalités homophobes et des fouilles à nu menées par la police, lors d'une descente dans les locaux d'une organisation LGBT, indique l’AFP. « L'État était responsable des brutalités policières à caractère homophobe et/ou transphobe qui ont été infligées aux requérantes ainsi que de l'absence d'enquête effective sur le comportement gravement inapproprié qui a été celui des policiers », a conclu la cour. La Cour a estimé « particulièrement préoccupant que ni la police ni le Gouvernement n'aient exposé les motifs de ces fouilles à nu ». Cela amène la cour à considérer « que ces fouilles ont eu pour unique but de mettre les requérantes mal à l'aise et de les punir pour leur implication dans la communauté LGBT ». La CEDH avait été saisie en 2011 par deux femmes géorgiennes travaillant pour une ONG LGBT à Tbilissi. La Géorgie doit verser à chaque requérante 2 000 euros pour préjudice moral.

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Lyon : Le blogueur Bassem Braïki condamné à huit mois de prison avec sursis

Le blogueur de Vénissieux Bassem Braïki risquait la prison ferme pour ses propos homophobes tenus dans une vidéo postée en 2018 sur Snapchat

Caroline Girardon - Publié le 21/10/20 à 11h00 — Mis à jour le 21/10/20 à 11h00Allégorie de la justice, illustration — Pixabay

Le procureur de la République avait requis à son encontre huit mois de prison ferme. Le tribunal correctionnel de Lyon s’est finalement montré plus clément. Mardi, le blogueur de Vénissieux Bassem Braïki, connu pour ses prises de paroles controversées, a été condamné à une peine de huit mois de prison avec sursis. Une peine assortie d’une mise à l’épreuve de deux ans.

L’homme, âgé de 40 ans, a été jugé le 16 septembre pour les propos homophobes qu’il avait tenus en direct sur le réseau social Snapchat en 2018. Dans une vidéo, Bassem Braïki, suivi par près de 70.000 abonnés, y parlait de « sales tarlouzes » et disait regretter le temps béni où « c’était un délit de tenir la main d’un sidaïte ». Il y déclarait aussi : « Les homosexuels, il faut vous soigner. Faut qu’on vous soigne, et moi j’ai la solution pour qu’on vous soigne. Tu prends un Efferalgan, tu mélanges avec du cyanure, puis ça va vous soigner. […] Faut éradiquer ce phénomène… »

Une vidéo virale en 2015

Le blogueur, absent à l’énoncé du jugement, a également été condamné à verser une amende de 2.400 euros et à indemniser de 1.500 euros chacune des trois associations de lutte contre l’homophobie qui s’étaient portées partie civile. Il a aussi l’obligation de trouver du travail dans les deux années à venir.

Bassem Braïki s’était fait connaître sur les réseaux sociaux par une vidéo postée juste après les attentats de Paris dans laquelle il dénonçait les « imposteurs se faisant passer pour des musulmans en tuant des gens ». Une vidéo devenue virale. Par la suite, le blogueur de Vénissieux s’est principalement illustré pour des discours beaucoup plus controversés et pour ses confrontations avec le rappeur Sadek.