La consommation d'alcool diminue

19 Septembre 2019
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Plus de 291 000 personnes décèdent en Europe d'une cause imputable à l'alcool, selon un rapport publié par l’Organisation mondiale de la santé concernant trente pays européens. Le denrier chiffre en date indique une baisse de 3 % « des taux de consommation nocive d’alcool » dans la région européenne concernée, au regard des objectifs fixés par le Plan d’action européen 2012-2020 signé par les États membres de l'Union européenne. La région Europe de l'OMS reste celle où la consommation d'alcool par habitant est la plus forte. Le rapport de l’OMS s'appuie sur les données issues des 28 États membres de l'Union européenne, plus la Norvège et la Suisse, indique l’AFP. Il en ressort que les adultes européens buvaient, en 2016, 11,3 litres d'alcool pur par personne et par an, soit l’équivalent de plus de deux bouteilles de vin par semaine. « La France fait partie des gros consommateurs, avec plus de 12 litres consommés par an et par habitant », indique Le Quotidien du Médecin. Les hommes consomment presque quatre fois plus d'alcool que les femmes : 18,3 litres contre 4,7. Les niveaux de consommation des hommes et des femmes ont toutefois tendance à se rapprocher, surtout chez les personnes de moins de 24 ans. « Les progrès [dans la baisse de la consommation, ndlr] sont au point mort ! », regrette la docteure Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe. « Les responsables politiques doivent mettre en œuvre les stratégies qui ont prouvé leur efficacité, comme l’augmentation des prix, la limitation de la disponibilité de l’alcool et l’interdiction de la publicité », complète-t-elle. Concernant les 291 000 décès annuels liés à l'alcool, les principales causes sont le cancer (29 % des décès), la cirrhose (20 %), les maladies cardio-vasculaires (19 %) et les accidents corporels (18 %). « Le rapport évalue à 7,6 millions, pour l'année 2016, le nombre d’années de vie qui a été perdu en raison d’une mortalité prématurée ou d’une invalidité en lien avec la consommation d'alcool », indique le journal médical. Le nombre de décès en Europe a diminué plus vite que la consommation (-3 % entre 2010 et 2016). Pour les auteurs du rapport, cette baisse est le reflet d'une amélioration de la prise en charge des comorbidités plutôt que celui d'une politique efficace de lutte contre la consommation d'alcool.