La Crimée en rupture de traitements de substitution

17 Août 2014
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Au-delà des enjeux géopolitiques autour de la province ukrainienne annexée par les séparatistes pro-Russes, une autre conséquence du conflit a été rapportée durant la dernière Conférence mondiale sur le sida. A Melbourne, des experts ont indiqué que depuis que la Crimée s’est "rattachée" à la Fédération de Russie, en mars dernier, l’accès aux traitements de substitution n’est plus possible, alors que cette région bénéficiait auparavant de programmes de prévention et de réduction des risques à destination des usagers de drogues. Ce qui a provoqué une hausse des morts par overdoses et laisse craindre des contaminations par le VIH dans un futur proche s’alarment les mêmes experts. Michel Kazatchkine, envoyé spécial de l’ONU en Europe de l’Est, s’est dit très inquiet craignant que le bilan humain sur cette question s’alourdisse bien au-delà de la vingtaine de morts qu’on lui a rapportée. Privés de cet accès aux soins primaires, les usagers quittent la Crimée où retournent vers la consommation de substances dérivées, très nocives voire mortelles. Plus largement, ce sont tous les services d’informations sur le sida, de prévention auprès des populations les plus vulnérables qui disparaissent, rapportent les activistes locaux à l’AFP. Et ce n’est pas en Russie que les 14 000 personnes qui bénéficiaient de ces programmes trouveront leur équivalent. La Russie est le pays où l’épidémie progresse le plus vite, passant de 170 000 en 2004 à plus d’un million en 2012 d’après les chiffres de l’ONUSIDA.