La prévention, plein Est

13 Juin 2011
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Les pays de l’ex-URSS sont encore un mur pour la prévention. 30 ans après la découverte du VIH, l’Europe de l’Est reste une zone où l’épidémie est importante, notamment à cause de la stigmatisation des personnes. D’après les Nations Unies, 90% des personnes nouvellement infectées dans cette région le sont en Ukraine et en Russie. De plus la transmission du VIH par l’injection représente 70% des nouveaux cas, contre 5% en Europe occidentale. D’autres données indiquent que l’épidémie en Europe de l’Est et centrale se propage cinq fois plus vite que la moyenne mondiale, pour atteindre 1,4 million de personnes infectées en 2010. Lors d’une conférence de presse à Moscou, Denis Broun, directeur de l’ONUSIDA (Organisation des nations unies contre le sida), a déploré l’absence de programmes pour la toxicomanie (le traitement de substitution à la méthadone est interdit en Russie) et la stigmatisation des homosexuels, bridant leur accès aux soins. Le VIH reste parmi les homosexuels une "épidémie cachée",  par manque de politiques de prévention de la part des Etats. "Pour une prévention efficace, il faut travailler avec les personnes, ce qui manque cruellement à la région", a regretté Denis Broun.