La primo infection, ça se traite !

2 Avril 2012
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Même s'il n'y a pas de consensus sur le traitement des primo-infections, voici une idée des recommandations actuelles en France et surtout le pourquoi du comment de cette recommandation. La primo-infection (les premier jours et semaines de l'infection) est caractérisée par une multiplication forte et rapide du virus dans l'organisme. C'est aussi pendant cette période que s'établissent les réservoirs du virus dans le corps. Il faut aussi prendre en compte pendant la primo-infection, alors que la quantité de virus est très élevée dans le sang, que la transmission du virus est d'autant plus importante que la charge virale du sang est proportionnelle à la présence du virus au niveau génital. On peut même estimer que cette capacité de transmission est jusqu'à vingt six fois plus élevée que lors de la phase asymptomatique qui suivra la primo-infection. Revenons-en au traitement VIH. Traiter avec une combinaison d'antirétroviraux présente un intérêt individuel car on œuvre ainsi à la préservation de l'immunité car la chute des CD4 est alors ralentie et limite la multiplication du virus. Le traitement agit aussi sur l'établissement des réservoirs du virus ce qui limite l'inflammation qui est caractéristique de cette période de l'infection, cela revient à une activation moins forte du système immunitaire, c'est-à-dire des défenses du corps. Cette stratégie semble préparer le contrôle de l'infection sur le long terme, d'autant plus que la décroissance de la charge virale est rapide. Le traitement pendant la période de primo-infection a aussi un impact sur la survenue des troubles neurocognitifs. Dernier point : traiter présente aussi un intérêt collectif avec la prévention des transmissions.

 

Commentaires

Portrait de BD92110

Mais faut t il encore ce faire dépister pour savoir qu ont est en primo infection. Je dis çà vu que certains ne se font jamais dépister .....Y'en as qui en ont rien à foutre de leur santé , voir même cour àpres la maladie... et n'en ont rien à foutre de contaminer d'autres personnes; L’éternel "problème" .
Portrait de Coeursauvage

La primo-infection... Apparemment, elle n'est pas forcément détectable puisque je ne me souviens pas d'avoir été fiévreux ou malade durant les deux années au cours desquelles j'ai été infecté. En outre, si j'avais eu de la fièvre, j'aurais sans doute mis ça sur le compte d'une grippe quelconque. On ne pense pas forcément au VIH. Par contre, pour répondre à BD92110, après la découverte de ma séropositivité, j'ai contacté tous les partenaires que j'avais eus. "C'est pas moi! C'est pas moi! Oublie mon numéro! Alors tu m'as fait prendre des risques!". Voici les réponses que j'ai eues. Pour finir, mon copain m'a largué. Ils ont eu l'information, la balle est dans leur camp. S'ils ne veulent pas se faire dépister, on n'y peut malheureusement rien.
Portrait de BD92110

C bien Coeursauvage que tu est prévenu tous tes partenaires , bravo à toi pour çà , très peu ont le courage ou se donne de le faire . Voir parfois ( souvent, pour d autre ) ont ne peut pas le faire , çà dépend la relation qu ont a eu avec la personne , encore fait t il avoir son tel ! En y repensant moi aussi je ne me souviens pas d'avoir été fiévreux ou particulièrement malade au moment de ma primo-infection . Bon voila en gros l'article çà montre l’intérêt de la mise sous traitement le plus rapidement possible dès la découverte de la séropositivité ( qu ont sois dans la phase de primo-infection ou non ) .
Portrait de libellule33

libellule33 suite à la contamination j'ai fait un herpès carabiné et j'ai été soigné pour çà et jamais je n'aurais pensé à une primo-infection et pourtant... c'était en 94 et on ne parlait pas de primo-infection ou alors je ne me sentais pas concernée car je n'avais aucune information sur ce problème là. Quand j'ai su, j'ai moi aussi revu une personne qui aurait pu etre contaminée (pas de nouvelles par la suite) et ensuite j'expliquais ma situation aux nouveaux venus dans ma vie. Pas facile mais normal de le faire ! j'aurais bien aimé que la personne qui m'a refilé le virus me le dise ! il en a contaminé plus de 50 derriere moi, je l'ai su par un coup de fil de la police lors de son arrestation. point final.
Portrait de El-pedro

Moi je l'ai bien ressenti ma primo infection, et c'est d'ailleurs comme ça que j'ai découvert que j'étais séropositif. C'était en septembre 2011 et je n'ai pas eu de traitement. Prochain bilan demain, mais pour l'instant on ne m'a pas encore parlé de traitement. Sinon en primo infection, j'avais beaucoup de fièvre, des douleurs et mon médecin a eu la bonne idée de faire des analyses car de toute façon je n'en avais pas fait depuis longtemps. Au moins, cela m'a permis d'éviter de contaminer d'autres personnes, et puis ça limite grandement le nombre de personne susceptible de m'avoir transmis le VIH.
Portrait de atlantique44

Bonjour, Pour ma part j'ai été testé + le 1er décembre dernier. Je n'ai eu ni fièvre ni autre si ce n'est pour la première fois de ma vie fin août 2011 jusque Octobre 3 ou 4 fois un petit ganglion à l'aisselle. Tantôt à gauche et tantôt à droite. Avec le recul je sais que ces ganglions étaient liés à la primo infection VIH !