La recherche communautaire

23 Juillet 2010
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Lors de la conférence sida de Vienne, le Réseau francophone de recherche communautaire a organisée une conférence-satellite. Pas moins d’une quinzaine de personnes ont présenté leur point de vue sur ce sujet. Eleanor Maticka-Tyndale de l’Université de Windsor a, entre autres, précisé que si le Canada reconnaît l’importance de la recherche communautaire c’est suite à des années de lobbying. Hugues Fisher du TRT-5 a quant à lui souligné le fait qu’il est difficile de faire de la recherche communautaire à cause, entre autres, de la nécessité des chercheurs de publier dans un contexte où les articles sur la recherche communautaire n’ont guère la cote dans les grandes revues scientifiques. Les invités d'un panel ont partagé leur expérience et les limites qu’elles ont rencontrées :


1. travailler avec un groupe communautaire que l’on pense être représentatif de la communauté ;

2. la difficulté de faire valoir les données recueillies pour entrainer des changements de politiques ;

3. l'objectivité des chercheurs peut être influencée par sa relation avec certains des sujets de recherche ;

4. la complexe décision sur l’information pouvant être utilisée ou transférée ;

5. la possibilité de reconnaître quelqu’un dans les petites communautés étudiées ;


Malgré ces limites, l’ensemble des participants au panel ne remet pas la recherche communautaire en question.  Bien au contraire !


Mais la recherche communautaire c'est quoi ? C'est tout d'abord partir de l'expression des besoins de recherche exprimés par ceux qui participent à la lutte contre le VIH/sida sur le terrain. C'est faire avec les personnes enquêtées, à la fois dans l'élaboration du projet de recherche mais aussi des résultats à présenter. La recherche communautaire tient donc compte du savoir profane et vise la transformation sociale.


Le Réseau francophone de recherche communautaire VIH/sida vise à développer des projets de recherche communautaire en collaboration avec des partenaires universitaires et communautaires de la francophonie européenne (France, Suisse) et du Sud, par le biais de la Coalition internationale Plus. AIDES, la COCQ-Sida, le Groupe Sida Genève font partie de ce réseau.