La recherche investit les thérapies géniques

5 Janvier 2020
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Plusieurs hôpitaux académiques en Europe, dont l'hôpital universitaire de Gand (UZ Gent), travaillent à des unités de production de thérapie génique afin de traiter les patients atteints de cancer ou du VIH, indique l’agence de presse Belga. « Nous proposerons des traitements coûteux sans faire le moindre bénéfice », annonce l'institution belge dans une interview au journal De Standaard. Le 16 décembre dernier, le géant pharmaceutique Novartis a annoncé qu'il retirait un brevet pour un traitement contre le cancer très puissant mais aussi très particulier : la thérapie CAR-T. Le prix de ce traitement était particulièrement élevé : plusieurs centaines de milliers d’euros.  Une telle décision ouvre la porte aux hôpitaux pour produire eux-mêmes ce traitement innovant à un prix inférieur, rappelle Belga. « Nous allons produire nous-mêmes de puissantes thérapies géniques et cellulaires sur nos campus », a expliqué Catherine Van Der Straeten, cheffe de l'Institut de santé, de l'innovation et de la recherche de l'hôpital gantois. "En premier lieu, nous allons produire des traitements CAR-T pour nos recherches. À terme, nous voulons offrir ce puissant traitement à prix coûtant." Les premiers traitements expérimentaux débuteront en 2022 auprès de personnes atteintes du VIH, indique l’agence.