L'Afrique veut mieux contrôler maladies et médicaments

30 Avril 2014
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Des pays africains ont appelé (16 avril) à Luanda (Angola) à une meilleure coordination afin de mettre en œuvre l'accès aux soins pour tous sur le continent, ce qui devrait passer par la création d'agences de contrôle des maladies et des médicaments. "Nous avons (...) la capacité technique et la volonté de changement qui vont nous conduire à élaborer un plan visant à garantir l'accès aux soins pour tous en Afrique", a déclaré Domingos Manuel Vicente, le vice-président angolais, lors de l'ouverture de la première réunion des ministres africains de la Santé organisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Commission de l'Union africaine (UA), indique l’AFP. "Au regard de ce qui se passe ailleurs dans le monde et afin de protéger nos citoyens, il y a une urgence absolue à créer une agence africaine de contrôle des médicaments", a-t-il ajouté. "Sa mission sera de contrôler la qualité de tous les médicaments et outils de diagnostics utilisés sur le continent, qu'ils soient produits en Afrique ou importés", a précisé Domingos Manuel Vicente. Evidemment, se pose la question des moyens, car les agences de ce type coûtent cher. Une autre idée est celle d’un centre africain de contrôle des maladies, une sorte de CDC pour le continent. L’Angola serait prête à l’accueillir. "Nous savons que la majorité des pays africains ne pourront pas atteindre d'ici à 2015 les objectifs du Millénaire dans le domaine de la santé, malgré les progrès réalisés", a relevé Luis Gomes Sambo, directeur régional de l'OMS pour l'Afrique. "Nous avons besoin d'investir et de travailler davantage pour atteindre les objectifs fixés par les gouvernements africains et les agences internationales", a-t-il ajouté, cité par l’AFP.  Selon l'OMS, sur les dix dernières années l'espérance de vie sur le continent africain est passée de 51 à 54 ans, quand la mortalité infantile des moins de 5 ans a diminué de 175 à 95 décès pour 1 000 naissances et la mortalité maternelle de 820 à 480 pour 100 000 naissances.