L’ALCS tire la sonnette d’alarme sur les overdoses

11 Septembre 2018
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À l’occasion de la Journée internationale de prévention des overdoses (31 août dernier), l’ALCS (principale association de lutte contre le sida au Maroc et membre de Coalition PLUS) a publié un communiqué dans lequel l’ONG tire la sonnette d’alarme sur les cas d’overdoses, notamment au Maroc, rapporte le quotidien marocain "Libération". Dans son texte, l’association rappelle que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que chaque année environ 69 000 personnes meurent d'une overdose dans le monde. "Aujourd’hui, l’ALCS célèbre la journée internationale de mobilisation [contre les overdoses, ndlr]sur un autre versant de la réduction des risques [RdR] à savoir la sensibilisation aux overdoses et la réduction du nombre de décès qui leurs sont imputables, alors qu’ils peuvent être évités avec des politiques adaptées qui luttent contre la stigmatisation des personnes usagères de drogues", indique l’association. L’ALCS déplore surtout le manque de statistiques concernant le nombre de décès dus à une overdose au Maroc alors que les informations qui remontent du terrain laissent penser que le nombre de cas d’overdose n’est pas négligeable dans les régions du Nord. Le communiqué rappelle qu’en novembre 2017, une consultation dirigée par la Direction épidémiologie et lutte contre maladies (DELM), organisme chargé d'assurer la surveillance épidémiologique de la population et de concevoir des programmes de lutte contre les maladies, avait préconisé un ensemble de mesures et de recommandations dans l’optique à la fois de mieux appréhender le phénomène [de l’usage de drogues et des overdoses, ndlr],mais également de l’atténuer. Dan son communiqué, l’ONG explique qu’elle est indignée que les recommandations d’alors soient "restées lettre morte. "Elles n’ont aucunement été traduites sur le terrain", pointe-t-elle. L’ALCS demande, entre autres, "l’élaboration d’un système d’information permettant la collecte de données sur les causes de décès des personnes usagères de drogue" dans le pays ; "la formation et sensibilisation de tous les intervenant-e-s qu’ils soient professionnel-le-s de santé ou communautaires ; au diagnostic, à la prévention et à la prise en charge d’une overdose". Si l’ONG salue "la disponibilité du Nalaxone dans notre pays, seul traitement permettant de sauver des vies en cas d’overdose. Une révision du dispositif de dispensation et de la procédure d’accessibilité de ce produit nous paraît indispensable", conclut l’ALCS.