L'AP-HP étudie le vapotage

15 Novembre 2018
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Avec la nouvelle édition du Mois sans tabac, en novembre, certaines personnes fumeuses sont tentées de se tourner vers la cigarette électronique. Le vapotage a la cote chez nous et on estime à environ 1,7 million le nombre d'utilisateurs en 2016, indique l’AFP. Pourtant, les connaissances sur l'efficacité des cigarettes électroniques dans l'arrêt du tabac et leurs risques éventuels font défaut. C’est ce qui a poussé l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a lancé une étude nationale pour évaluer l'efficacité de la cigarette électronique, avec ou sans nicotine, comme aide au sevrage tabagique, comparée à un médicament. L'étude Ecsmoke, financée par les autorités de santé, ambitionne de recruter au moins 650 personnes fumeuses (dont la consommation est au moins de dix cigarettes par jour) de 18 à 70 ans souhaitant arrêter de fumer. Ces participants seront pris en charge dans douze consultations de tabacologie d'hôpitaux (Angers, Caen, Clamart, Clermont-Ferrand, La Rochelle, Lille, Lyon, Nancy, Nîmes, Paris, Poitiers, Villejuif) pendant six mois. Les tabacologues fourniront une cigarette électronique à puissance réglable avec des liquides saveur « tabac blond » avec ou sans nicotine, des comprimés de varénicline (un médicament d'aide à l'arrêt du tabac, le Champix) ou sa version placebo. Les participants seront répartis en trois groupes, l'un prenant des comprimés placebo et des liquides de vapotage sans nicotine, le deuxième des comprimés placebo et des liquides avec nicotine et le dernier groupe des comprimés de varénicline associés à des liquides sans nicotine. L'arrêt du tabac doit survenir dans les 7 à 15 jours après le démarrage de l'étude, avec un suivi pendant six mois. Outre l'efficacité du vapotage, l'étude tentera de mesurer les risques associés, notamment chez les personnes de plus de 45 ans, âge à partir duquel la majorité des fumeurs a déjà un trouble de santé lié à son tabagisme. Les résultats sont attendus quatre ans après le démarrage de l'étude, et « pourraient aider à déterminer si la cigarette électronique peut figurer parmi les dispositifs approuvés comme aide au sevrage », indique l'AP-HP.