Le 115 reçoit de plus en plus d'appels de femmes seules

12 Mai 2016
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Près de 7 500 femmes seules ont contacté le numéro d'urgence des personnes sans domicile fixe afin d'être hébergées cet hiver. Un chiffre en hausse de 13 %, indique l’AFP. Le 115 a reçu, cet hiver, moins d'appels, mais plus de demandes émanant de femmes seules. L’équipe du 115 note aussi une hausse des besoins de "prestations de survie", selon son "baromètre" publié le 2 mai, qui ne note aucun recul de la précarité. Au cours de l'hiver 2015, plus de 65 000 personnes ont appelé le 115 pour être hébergées. S'il y a effectivement une légère baisse (4 %) à la fois du nombre de demandes et du nombre de personnes qui le sollicitent, le "taux de non-attribution" — comprendre les personnes à qui le 115 n'a pu trouver une place d'hébergement  — reste  très élevé (57 %) d'un hiver à l'autre, relève la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars) en charge du baromètre. "Moins d'une personne sur deux reste sans abri la nuit, on est toujours dans une situation d'échec", commente Florent Guéguen, directeur général de la Fnars. En cause encore et toujours : le manque de places dans les structures d'accueil. D'autant que dans 80 % des cas, la solution apportée ne dure qu'une nuit. "A la précarité de l'offre s'ajoute donc une discontinuité de la réponse, contraignant les personnes à renouveler leur demande sans garantie d'être hébergées", commente la Fnars. Autre point préoccupant : la proportion, en hausse, des femmes seules, parmi les personnes sans-abri qui contactent le 115. Elles sont près de 7 500 à avoir demandé à être hébergées cet hiver, soit 11 % du public. Un chiffre en hausse de 13 % quand les demandes baissent chez les autres catégories (hommes seuls ou familles). Les femmes seules sont, en outre, plus jeunes que la population générale qui sollicite le 115, avec 28 % de 18-24 ans contre 16 % au total. Les demandes non plus d'hébergement, mais de prestations, à savoir l'accès aux douches, aux soins, l'aide alimentaire, etc., sont en hausse (+ 16 %), traduisant "une dégradation globale de la situation des personnes".

Commentaires

Portrait de IMIM

existe afin de disposer de s locaux inoccupés, que ce soit les bureaux, les batiments publics ainsi que les logements vacants depuis + d'un an Mais la loi permet de s'acquitter de cela en payant en contre partie une taxe Les propriétaires préfèrent s'amender de cette la taxe.......(?) ou trouvent des "astuces" pour contourner la loi..... 

Ces femmes, comme la plupart des sdf, ont besoin d'un endroit ou se "poser" pour plusieurs mois,  afin de leur permettre de reprendre un rtyhme de vie régulier

Ce n'est pas en les trimballant d'un accueil d'urgence (foyer, chb hotel) à l'autre qu'ils vont se "reconstruire"

Ce fonctionnement ds "l'urgence" n'a rien de bénéfique et ça fait des années que ça coute un fric fou !