Le respect des droits humains est une clef

18 Février 2020
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Le message de santé publique est connu, mais il est toujours utile de le rappeler : une mauvaise santé va souvent de pair avec le non-respect des droits de l’homme. Selon la Banque mondiale, plus d’un milliard de femmes ne bénéficient pas d’une protection juridique contre les violences domestiques et près de 1,4 milliard de femmes ne sont pas protégées par la loi contre les violences économiques au sein du couple ou de la famille. Dans 65 pays au moins, les relations sexuelles entre personnes du même sexe sont un crime. Au cours des dernières années, certains pays ont intensifié les mesures répressives et les restrictions visant les personnes LGBTQI+. Le commerce du sexe est une infraction pénale dans 98 pays. De plus, 48 pays et territoires continuent de limiter d’une manière ou d’une autre l’entrée, le séjour et la résidence sur leur sol à cause du VIH. À l’inverse, une étude récente portant sur la réglementation du commerce du sexe dans 27 pays arrive à la conclusion que la décriminalisation de certains aspects du travail du sexe réduit considérablement la prévalence du VIH chez les personnes travailleuses du sexe. Actuellement, dans 91 pays, les adolescents-es ont besoin de l’accord de leurs parents pour faire un dépistage du VIH et, dans 77 pays, de leur accord pour accéder aux services de santé sexuelle et reproductive. Pour l’Onusida, ces « réglementations empêchent cette population de se protéger contre une infection au VIH ». « En Afrique orientale et australe, cela se traduit par une incidence du virus deux fois plus élevée chez les jeunes femmes et les filles par rapport aux hommes et aux garçons de leur âge », rappelle l’agence onusienne.