Le vapotage face aux interdits

28 Septembre 2019
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L’Inde a annoncé le 18 septembre l'interdiction des cigarettes électroniques dans le pays de 1,3 milliard d'habitants-es ; un choix radical qui s’inscrit néanmoins dans une tendance mondiale à la crispation et au durcissement réglementaire concernant les e-cigarettes. « La décision a été prise avec à l'esprit l'impact que les cigarettes électroniques ont sur la jeunesse aujourd'hui », a déclaré en conférence de presse la ministre des Finances Nirmala Sitharaman, mettant en avant des impératifs sanitaires et de lutte contre les addictions. Cette décision d’interdiction a fait l’objet d’une ordonnance qui interdit la production, l'import ou l'export, le transport, le stockage et la vente de cigarettes électroniques. Une première infraction est passible d'un an de prison et/ou 100 000 roupies (1 270 euros) d'amende, jusqu'à trois ans et/ou 500 000 roupies (6 300 euros) en cas de récidive, indique l’AFP. Les autorités indiennes mènent sans cesse des campagnes de prévention sur les ravages sanitaires provoqués par le tabac ; mais paradoxalement le pays est un des grands producteurs de tabac : le 3e au monde. Tout récemment, c’est l'État américain de New York qui a décidé d’une interdiction de commercialisation des cigarettes électroniques aromatisées sur son territoire. Elles sont accusées d'inciter les jeunes à vapoter avec, à la clef, un fort risque de dépendance à la nicotine. La décision a été prise lors d'un vote du conseil de santé publique et de planification sanitaire de l'État de New York, convoqué à la demande du gouverneur Andrew Cuomo qui avait réclamé des mesures d'urgence dans ce domaine. New York est le premier État américain à mettre en œuvre la mesure, le Michigan attendant encore la publication des textes applicables. L'interdiction intervient quelques jours seulement après que Donald Trump a annoncé, le 11 septembre, qu'une mesure similaire serait prise dans les prochains mois au niveau fédéral. Ces décisions sont dans le prolongement d’un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui considère que les cigarettes électroniques sont « incontestablement nocives ». Le 18 septembre, ce sont les autorités canadiennes qui ont annoncé l'hospitalisation temporaire en Ontario d'une personne souffrant d'une maladie pulmonaire liée au vapotage, indique l’AFP. C’est une première au Canada alors que les États-Unis connaissent une épidémie qui a fait sept morts et des centaines de malades. « On a diagnostiqué chez un jeune une maladie respiratoire sévère qui est liée à l'utilisation par cette personne de produits de vapotage », a indiqué dans un communiqué l'autorité régionale de Santé de l’Ontario. La personne concernée vapotait tous les jours. À la suite de ce cas, la ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, a expliqué que le gouvernement de Justin Trudeau réfléchissait à de nouvelles restrictions sur la publicité pour les produits de vapotage, ou sur la vente de certains parfums prisés des jeunes.