Le variant sud-africain plus contagieux

25 Janvier 2021
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Le nouveau variant sud-africain du coronavirus, baptisé 510Y.V2, identifié dans le pays en octobre dernier, est désormais prédominant dans ce pays du continent africain le plus touché par la pandémie. Il n'est pas plus mortel, mais il est 1,5 fois plus contagieux, ont indiqué (18 janvier) des experts-es sud-africains. Cette mutation « est 50 % plus transmissible », mais « rien n'indique que le nouveau variant est plus sévère », a déclaré le Pr Salim Abdool Karim, épidémiologiste et coprésident du comité scientifique au ministère de la Santé sud-africain, cité par l’AFP. Ces conclusions sont notamment tirées de données collectées dans les principaux foyers de contamination de ce pays d'Afrique australe. L'Afrique du Sud compte plus de 1,3 million de cas de coronavirus, et recense quelque 37 000 morts. La seconde vague de pandémie exerce une pression énorme sur le système de santé du pays, à bout de souffle. « Si les patients sont plus nombreux, la mortalité hospitalière n'a pas changé » entre la première et la seconde vague, a souligné une spécialiste, membre du groupe d’experts-es, la Dre Waasila Jassat. La découverte d'un nouveau variant a forcé les autorités sud-africaines à mettre en place de nouvelles restrictions en décembre. « Le monde a sous-estimé ce virus : ce virus peut évoluer et s'adapter », a reconnu un autre scientifique du même groupe, le Pr Alex Sigal, de l'Institut de recherche sur la santé en Afrique.  Les craintes liées au nouveau variant ont également isolé la première puissance industrielle d'Afrique, plusieurs compagnies aériennes réduisant leurs liaisons. Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a récemment annoncé l'arrivée de 20 millions de vaccins dans les six prochains mois, pour une population de 59 millions de personnes, sans donner de détails sur la distribution (publics prioritaires, etc.). « Aucune preuve de l'efficacité des vaccins actuels contre le variant du coronavirus [sud-africain, ndlr] n'a encore été apportée », a reconnu le Pr Abdool Karim, soulignant que « de nombreuses études sont en cours » à ce sujet.