Les activistes québécois sur le front du VHC

17 Juin 2015
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Alors que le prix du Sovaldi (sofosbuvir) fédère la mobilisation de la société civile européenne pour un accès plus large à ce médicament anti-VHC très efficace, les activistes québécois reprochent aux autorités de santé le non-remboursement, contrairement à d’autres provinces canadiennes, de la combinaison Harvoni (sofosbuvir/lédipasvir) pour les personnes malades. Le Centre d'aide aux personnes atteintes de l'hépatite C (Capahc) a interpellé le ministre Gaëtan Barrette sur l’inaction du gouvernement provincial : "Il est inadmissible que des médicaments qui sont remboursés par les autres régimes publics canadiens ne soient pas accessibles au Québec", s’insurge le Capahc. En cause, le délai de décision de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (Inesss) concernant l’inscription d’Harvoni à la liste des médicaments remboursés. Depuis six mois, l’instance tergiverse et le 4 juin dernier, l’Inesss a annoncé un nouveau report de sa décision. "Nous comprenons les contraintes budgétaires auxquelles le gouvernement fait face, mais l'atteinte d'économies ne doit pas se faire au détriment de l'accès des patients aux thérapies dont ils ont besoin", a dénoncé encore le Capahc. Au Québec, on estime à 50 000 le nombre de personnes vivant avec une hépatite C chronique. Comme le rapporte l’organisation non gouvernementale, c’est la première fois que le Québec n’est pas leader de la prise en charge par des médicaments innovants au Canada. Le médicament Harvoni est pourtant une révolution dans le soin de l’hépatite C, avec des taux de guérison supérieurs à 90 %.