Les « haltes soins addictions » au JO

9 Mars 2022
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Dans un récent communiqué, la Fédération Addiction affiche sa satisfaction de voir publié au Journal officiel, le cahier des charges des « haltes soins addictions », nouveau nom des « salles de consommation à moindre risque » (SCMR). Pour la fédération, c’est une « bonne nouvelle pour la prise en charge des usagers de drogue dans l’espace public à Paris et ailleurs ». D’ailleurs, souligne-t-elle, l’actuelle « crise du crack » rappelle que « l’ampleur des problèmes que connaissent les personnes concernées impose des réponses combinées : les haltes soins addictions en constituent une facette essentielle en permettant notamment des premiers contacts avec les dispositifs de soins. Mais les centres résidentiels en sont l’autre aspect, tout-aussi indispensable ». La structure met en avant la « complémentarité des dispositifs ». Elle vient d’ailleurs de publier un dossier thématique en ce sens qui met en avant « les besoins et la santé des personnes, sans perdre de vue les enjeux de tranquillité publique ». Dans son communiqué, la Fédération défend l’idée que « les HSA sont complémentaires de l’offre de soin » Et d’expliquer : « L’offre en haltes soins addictions ne peut prendre son plein effet qu’en étant bien intégrée — comme le rappelle sa nouvelle dénomination — dans l’ensemble du dispositif de soins et notamment le soin résidentiel afin que les usagers qui le souhaitent puissent évoluer vers d’autres formes d’accompagnement et de soins les éloigant du monde de la rue (…) Car si certains discours opposent volontiers les salles de consommation à moindre risque au sevrage basées sur l’abstinence, les professionnels qui prennent en charge les consommateurs d’opiacés ou de crack savent bien que ce clivage est stérile. Les demandes et les besoins des personnes sont évolutifs et appellent une diversité de réponses dans une logique de parcours. Il ne peut pas exister de réponse univoque, standardisée » ; Et de conclure : « Ainsi, si l’on souhaite réellement résoudre le problème des consommations dans l’espace urbain, il faut accepter la pluralité et la complémentarité d’approches individualisées ».