Les IST ont la parole

7 Juillet 2011
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Ton décalé, gros moyens, effets visuels (pas toujours de bon goût), c’est ainsi que se présente la nouvelle campagne de l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) consacrée aux infections sexuellement transmissibles (IST). "Des milliers de gens sont porteurs d’une IST sans le savoir, faites-vous dépister", tel est le message de cette campagne qui se décline en quatre spots. Il s’agit d’interviews de personnes qui "sont" les maladies : hépatite B, gonocoque, syphilis et chlamydia…  Le ton a été travaillé pour être décalé et donc mieux à même de sensibiliser les jeunes adultes. L’INPES rappelle, au passage, que l’infection à chlamydia est l’IST la plus fréquente chez la femme. Sa gravité tient souvent à sa découverte tardive du fait qu’elle passe inaperçue chez 60% à 70% des femmes.  L’hépatite B représente, elle, un tiers des IST, alors qu’elle peut être prévenue par la vaccination. Elle touche particulièrement certaines catégories de population (personnes originaires d’Asie, d’Afrique et homosexuels masculins). Cette IST peut entraîner notamment des risques de cirrhose et de cancer du foie. De leur côté, les infections à gonocoques sont en hausse constante depuis 2004. Elles concernent les hommes et les femmes, même si les hommes, notamment gays et bis, sont plus touchés. Enfin, l’épidémie de syphilis est toujours d’actualité depuis 2001. Cette IST touche principalement les gays et les bis. Depuis quelques années, elle concerne aussi des jeunes femmes. La syphilis entraîne des complications graves en l’absence de traitement : atteinte du cerveau, des nerfs, du cœur etc.