Les maladies chroniques en campagne

1 Avril 2022
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Battre campagne. Les élections présidentielle et législative restent un enjeu majeur pour qui souhaite faire entendre ses revendications. C’est notamment le cas pour des associations de santé, comme la Fédération française des diabétiques (FFD). Cette dernière a choisi d’interpeller les candidats-es à l’élection présidentielle via la création d’un Plan diabète qui a pour objectif, outre le diabète, de replacer « les maladies chroniques au cœur du débat ». Le Plan trouve sa matérialisation dans une « charte » qui « s’attache à la formulation de six engagements forts et ambitieux, ayant vocation à impulser un véritable changement de modèle dans l’accompagnement des malades ». On notera que le premier est de « considérer les patients et usagers comme de véritables parties prenantes de la Démocratie en Santé en les impliquant aux plus hauts niveaux décisionnels nationaux, régionaux ou territoriaux ». Le suivant est de « faire de la prévention la clé de voûte de notre système de santé pour éviter l’apparition des maladies chroniques ». Un autre axe est abordé : le fait de « Faciliter l’accès au numérique en santé pour simplifier le quotidien des malades et améliorer leur suivi dans un contexte où les ressources humaines sont limitées ». D’autres points sont avancés qui font écho à des revendications également défendues dans le champ du VIH comme le fait d’« impliquer les patients dans la recherche et l’évaluation des innovations thérapeutiques afin qu’elles soient réellement adaptées à leurs besoins » ou encore celui de « lever les discriminations sociales, notamment relatives à l’emploi, en considérant les personnes malades comme des citoyens à part entière ». Interviewé par Le Quotidien du médecin (22 mars), le Dr Jean-François Thébaut, cardiologue et vice-président de la FFD, insiste : « Un véritable changement de modèle dans l’accompagnement des malades » est indispensable. La période électorale est une « occasion de faire avancer nos propositions », auprès des équipes de campagne présidentielle, mais également auprès des futurs-es députés-es. « La loi sur les métiers interdits était une initiative parlementaire ! », rappelle d’ailleurs le médecin. Réclamée par les personnes diabétiques, « elle a bénéficié aux patients atteints d’autres pathologies », affirme le médecin.