Les trans enfin recensés-es

4 Avril 2021
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Tous les dix ans, la Grande-Bretagne réalise un recensement. Chaque habitant-e devant répondre à une série de questions portant sur son âge, son emploi, son origine ethnique ou encore sur le lien qu’il a avec les autres personnes vivant dans son foyer. Depuis 1801, le recensement interroge sur le sexe - masculin ou féminin – de la personne qui répond. Cette année, une question supplémentaire est posée sur l’identité de genre, pour la première fois. « Le genre auquel vous vous identifiez est-il le même que votre sexe enregistré à la naissance ? », interroge le recensement. Si la réponse est négative, la personne qui répond peut préciser son identité de genre, détaille l’AFP. Cette question n’est posée qu’aux personnes âgées de plus de 16 ans et la réponse est facultative. L’ajout de cette question permettra de « mesurer pour la première fois la taille de la population trans », explique sur son site internet le Bureau national des statistiques, l’ONS, qui a travaillé ces dernières années avec différentes organisations sur les questions posées au moment du recensement. À la suite d’une décision de la Haute Cour, l’ONS a accepté de préciser dans ses conseils que la réponse à la première question sur le sexe doit se référer à un document officiel tel qu’un certificat de naissance. Comme le note l’AFP. Plusieurs pays, comme le Népal et le Bangladesh, ont ajouté un « troisième sexe » dans leur recensement pour les personnes transgenres. Le recensement a démarré partout en Grande-Bretagne, sauf en Écosse où il aura lieu en 2022. À noter que celles et ceux qui ne répondent pas aux questions ou fournissent des informations erronées risquent une amende pouvant aller jusqu’à 1 000 livres (1 160 euros).