Les travailleurs-ses du sexe hors de la prévention

10 Décembre 2019
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On sait qu’il existe de nombreux outils et méthodes efficaces de prévention du VIH. Parallèlement, l’accès au traitement antirétroviral s’est développé au cours des dernières années. Les progrès restent certes insuffisants pour réduire les nouvelles infections, mais ils existent. Pour autant, les nouvelles infections n’ont reculé que de 16 % dans le monde depuis 2010, rappelle l’Onusida (18 novembre). La Déclaration politique de 2016 sur le VIH/sida de l’Assemblée générale des Nations Unies appelle toutefois les pays à garantir que 90 % des personnes exposées à un risque d’infection au virus aient accès à des services complets de prévention d’ici 2020. Un objectif ambitieux qui n’est pas atteinte, et tout spécialement dans les groupes clefs, ceux qui sont le plus exposés au risque d’infection. Par exemple, les travailleurs-euses du sexe et d’autres populations clés n’ont pas accès aux services de prévention nécessaires. Les données pays fournies à l’Onusida au cours des trois dernières années révèlent que la couverture apportée par les services de prévention combinée du VIH est très contrastée. Il suffit de voir que les travailleurs-euses du sexe ont 21 fois plus de risque de contamination par rapport à la population générale pour comprendre qu’un accès à des options adaptées de prévention du VIH est vital… et qu’il n’est pas encore atteint.