Lettre à Olivier Véran

24 Octobre 2021
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Dans une lettre ouverte adressée le 19 octobre à Olivier Véran, plusieurs associations font part de leurs inquiétudes quant à la non prolongation de financements des expérimentations de projets de santé innovants, ce qui risque de mettre en péril des modèles d’accompagnement à l’autonomie en santé pourtant efficaces. La lettre signée entre autres par AIDES, AFM-Téléthon, Arcat et La Case Santé s’adresse directement au ministre des Solidarités et de la Santé : « Comme vous le savez, en 2016, la loi de modernisation de notre système de santé a prévu, en son article 92, le déploiement d’expérimentations d’accompagnement à l’autonomie en santé (…). Ces expérimentations ont été pensées et construites comme un puissant levier pour répondre aux inégalités en santé », rappellent les associations au ministre. 
« L’article 92 de la loi du 29 janvier 2016, prévoit une expérimentation pour une durée de cinq ans à partir de la promulgation de loi (…). Plus d’une vingtaine de projets ont été mis en place, soutenus par des financements publics, pour une durée de cinq ans. Mais aujourd’hui, ces accompagnements sont menacés. Les expérimentations introduites par l’article 92 arriveront à leur terme pour certaines fin 2021 et pour d’autres fin 2022 », alertent les associations. « Nos organisations s’inquiètent de l’interruption d’un financement national qui va se traduire par l’arrêt de certains accompagnements (…). Alors même que le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 s’attache à prolonger de nombreuses expérimentations mises en difficulté par la crise de la Covid-19, celles de l’article 92 semblent avoir été tout bonnement omises », s’alarment les associations. Et de conclure : « Monsieur le ministre, conformément aux choix du législateur de 2016, vous avez la main pour prolonger et pérenniser des modèles d’accompagnement à l’autonomie en santé qui fonctionnent et atténuent des inégalités en santé. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 doit nous donner les moyens de poursuivre nos accompagnements des personnes les plus fragilisées de notre société. Elles ne doivent pas être oubliées ».