L’OMS reconnait l’éradication de la transmission mère/enfant du VIH à Cuba

25 Juillet 2015
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Le premier pays au monde reconnu comme ayant éliminé la transmission de la mère à l’enfant du VIH et de la syphilis est une île ! L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de décerner cet honneur à Cuba, a-t-elle annoncé dans un communiqué commun avec l’Onusida, le 30 juin. "Eliminer un mode de transmission du virus est une des plus grandes avancées de santé publique qui soit", s’est félicitée Margaret Chan, directrice générale de l’OMS. Pour réussir ce défi, les autorités de santé ont dû réunir l’universalité des soins pour les femmes enceintes et les enfants, tout comme faire le lien entre les services de natalité et de lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Dans son communiqué, l’OMS explique les raisons de cette réussite : "Le pays s’est assuré de la mise en place des soins prénataux, dépistage du VIH et de la syphilis chez les femmes enceintes, traitement si les futures mères sont dépistées séropositives, accouchement par césarienne [même si aujourd’hui, les experts français ne déconseillent plus l’accouchement par voie basse, ndlr] et la substitution au lait maternel". Ces dispositifs, accessibles à toutes les femmes dans les structures de santé cubaines, montrent qu’en se donnant les moyens, les pays proactifs dans la lutte contre le VIH/sida peuvent rapidement casser les dynamiques de transmission. "La réussite de Cuba est une véritable modèle d’inspiration pour les autre pays afin de parvenir à éradiquer la transmission mère enfant de ces deux virus", a souligné la docteur Carissa Etienne, directrice de l’organisation panaméricaine de la santé. Chaque année dans le monde, près d’un million et demi de femmes vivant avec le VIH tombent enceintes. Sans traitement, le risque de transmission à l’enfant va de 15 à 45 %, si un traitement antirétroviral est donné, ce risque tombe à moins de 1 %.