L'Onusida se penche sur le berceau du dépistage

4 Mai 2017
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En 2020, l’Onusida a fixé comme objectif que 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique vis-à-vis du VIH. En 2015, seulement 60 % des personnes vivant avec le VIH étaient au courant de leur statut. On reste donc loin du compte. C’est ce sentiment qu’ont partagé les participantes et participants à une réunion du Comité consultatif scientifique et technique de l’Onusida (Stac). Ils ont lancé un "appel pour que l’Onusida mène des actions mondiales afin de susciter une révolution dans le dépistage du VIH. Selon les experts, le "diagnostic tardif du VIH représentait l’unique obstacle majeur à une augmentation du taux de suppression de la charge virale du VIH à l’échelle mondiale". Si de nouvelles techniques de dépistage ont émergé, il reste un obstacle : le manque de programmes permettant d’atteindre les personnes qui ont besoin de services de dépistage du VIH. Parmi les principaux obstacles au recours au dépistage du VIH, on retrouve le manque de conscience individuelle du risque, la stigmatisation, les obstacles juridiques et structurels, les frais connexes comme les frais de déplacement jusqu’aux établissements de dépistage et la perception selon laquelle il n’y aurait pas grand avantage à diagnostiquer une infection à VIH en l’absence de symptômes, détaille l’Onusida dans un communiqué. Les jeunes, les hommes et les personnes appartenant aux populations clés (travailleurs et travailleuses du sexe, HSH, personnes usagères de drogues, personnes trans, personnes migrantes) sont davantage confrontés à ces obstacles au dépistage. Le Stac a recommandé que l’Onusida de mette au point une feuille de route pour la révolution du dépistage du VIH, qu’il examinera et commentera lors de sa prochaine réunion en juillet. Il a également recommandé que l’Onusida mette davantage de moyens dans la promotion des objectifs 90-90-90 afin de mieux faire la liaison entre la riposte au VIH et l’agenda plus large en matière de santé durable.